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Santé - Sciences

Le Centre de gestion de la douleur de Montpellier fête ses quarante ans

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Par , , France Bleu Hérault

40 ans du centre d'évaluation et de traitement de la douleur du CHU de Montpellier

La douleur ne se traite pas seulement avec des médicaments, il faut comprendre la douleur (photo d'illustration)
La douleur ne se traite pas seulement avec des médicaments, il faut comprendre la douleur (photo d'illustration) © Maxppp - Vincent VOEGTLIN

Le centre de gestion de la douleur du CHU de Montpellier fête ses 40 ans. Ce service prend en charge les patients dont les douleurs ne passent pas avec de simples médicaments. Cela représente jusqu'à 5.000 consultations par an, avec une quinzaine de nouveaux patients par jour. 

Situé à l’hôpital Saint-Eloi, ce département prend en charge plusieurs types de pathologies : douleurs neuropathiques (après des interventions chirurgicales, le traitement d'un cancer ou un traumatisme), douleurs de l’appareil locomoteur, fibromyalgie, céphalées résistantes et sevrage pour mauvais usage d’opioïdes (environ 80 personnes hospitalisées par an). 

Diverses techniques sont utilisées, des techniques classiques comme la médication ou l’infiltration,  des techniques non-médicamenteuses comme la relaxation, l’hypnose, la musicothérapie, l’Education Thérapeutique du Patient, les groupes de parole, etc. 

Aider le patient à mieux comprendre ses douleurs pour les soigner

Patrick Ginies, responsable du centre depuis 30 ans, explique qu'il ne faut pas seulement essayer de traiter la douleur, il faut aussi comprendre d'où elle vient. "C'est une prise en charge globale unique, souvent sans médicament. Souvent le malade interprète mal ses douleurs, son corps malade et en corrigeant ses fausses idées, on comprend mieux l'histoire personnelle du patient." 

"On apprend à réutiliser des techniques médicaments anciens comme le pigment"

"Ce n'est pas psychologique ou psychiatrique, ce sont des échanges éducatifs, les médicaments ne sont là que comme des leviers. On utilise aussi des thérapeutiques plus douces comme les massages ou des infiltrations légères ou des médicaments anciens comme les pigments qui peuvent être très efficaces. On a aucun médicament nouveau pour traiter les douleurs depuis 40 ans, mais certains anciens médicaments adaptés deviennent efficace."

Patrick Ginies, responsable du centre anti-douleur du CHU du Montpellier

"La douleur ne se règle pas par des infiltrations, des opérations ou des médicaments, ce sont des outils, mais il faut comprendre d'où viennent les douleurs et tout ce qu'il y a derrière. Qu'elle soit aiguë et des fois au delà du supportable,  ou chronique avec des durées là aussi insupportables, elle vient d'un logiciel central qui interprète mal un élément périphérique, une fracture ou un cancer ou un zona. Le cerveau analyse mal et contrôle mal la douleur."

"On a tous un système anti-douleur, il faut apprendre à le réactiver"

"On a tous un système anti-douleur naturel, et on a n'a pas de bouton pour le réactiver, mais une action soignante adaptée avec un discours adapté, une éducation adaptée peut réactiver le pouvoir antalgique du patient lui-même et c'est ce travail qu'on fait avec nos équipes." 

Patrick Ginies, responsable du centre anti-douleur du CHU du Montpellier

Le centre anti-douleur du CHU de Montpellier est reconnu dans toute la France et parfois victime de son succès. Il faut attendre parfois jusqu'à un an pour être pris en charge. L'objectif des prochaines années c'est donc d'augmenter la capacité d'accueil.

En 40 ans le centre anti-douleur du CHU de Montpellier  a formé 1000 médecins et 3000 infirmières.

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