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Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

Le centre de procréation médicalement assistée de Cherbourg menacé de fermeture

lundi 22 mai 2017 à 5:00 Par Benoît Martin, France Bleu Cotentin

Le centre de procréation médicalement assistée situé au sein de la polyclinique du Cotentin est le seul dans la Manche. Le départ annoncé pour mars prochain, de l'un des deux actuels médecins gynécologues remet en cause la pérennité de la structure pourtant essentielle pour les Manchois.

 Xavier Genoux-Lubain et Gilles Marie s'inquiètent pour l'avenir du centre de FIV de Cherbourg après le départ de leur collègue Alain Nichols.
Xavier Genoux-Lubain et Gilles Marie s'inquiètent pour l'avenir du centre de FIV de Cherbourg après le départ de leur collègue Alain Nichols. © Radio France - Benoît Martin

C'est une nouvelle illustration des conséquences malheureuses du manque de médecins sur le territoire. Le centre de procréation de Cherbourg ouvert en 1999 n'est pas certain de pouvoir poursuivre son activité au-delà du printemps 2018. La structure qui prend en charge quelque 200 couples par an, et pratique des fécondations in vitro (FIV), a permis la naissance de 1100 bébés depuis sa création. "C'est l'équivalent de la population d'un bourg qui est né grâce au centre", souligne Gilles Marie, l'un des deux médecins gynécologues, avant d'ajouter, "les couples que l'on reçoit viennent de toute la Manche, mais aussi du Calvados et de l'Orne".

Les taux de réussite des FIV risquent de chuter

Si le centre venait à fermer, les patients manchois devraient se réorienter vers les centres de Caen, voire de Rennes ou Rouen. "Le centre de Caen est déjà en saturation", remarque Alain Nichols, le gynécologue sur le départ. "Il ne pourra pas absorber les couples de la Manche sans conséquences; les délais de prise en charge vont s'allonger, or, plus on attend, plus le taux de réussite des FIV diminue". C'est d'autant plus dur à envisager pour les médecins cherbourgeois, que les taux de réussite classent le centre cotentinois parmi les meilleurs de France.

Vers la fin des rendez-vous pour les nouveaux patients en septembre

Malgré les démarches entreprises auprès de l'Agence régionale de santé, ainsi qu'auprès des instances professionnelles, les responsables du centre n'ont toujours pas de solution. Or, le temps presse. " Une procédure de fécondation in vitro dure environ 6 mois. Pour être sûr de pouvoir les suivre jusqu'à leurs termes, avant mon départ en mars prochain, je vais être obligé de refuser la prise en charge de nouveaux patients à partir de la rentrée de septembre", prévient Alain Nichols. Pour son collègue Gilles Marie, la situation est d'autant plus ubuesque que le centre dispose de nouveaux locaux et de matériel tout neuf depuis quelques mois seulement.

  - Radio France
© Radio France -

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