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Santé – Sciences

Le centre municipal de santé de La Roche-sur-Yon peine à recruter des médecins

mercredi 13 février 2019 à 5:01 Par Marc Bertrand, France Bleu Loire Océan

La mairie de La Roche-sur-Yon vient de publier une offre sur les réseaux sociaux pour recruter jusqu'à cinq médecins sur son centre municipal de santé. Un an et demi après son ouverture, il ne compte aucun médecin permanent.

Le centre municipal de santé, ouvert en septembre 2017 à la Généraudière.
Le centre municipal de santé, ouvert en septembre 2017 à la Généraudière. © Radio France - Marc Bertrand

La Roche-sur-Yon, France

L'offre est parue sur les réseaux sociaux. La mairie de La Roche-sur-Yon cherche des médecins pour occuper les bureaux de son flambant neuf centre municipal de santé (CMS), ouvert en septembre 2017 pour faire face au manque de médecins dans la préfecture de Vendée. Un établissement qui peut accueillir jusqu'à cinq médecins à temps complet et partiel.

Presque deux ans après l'ouverture, 10 000 Yonnais n'ont toujours pas de médecin traitant. De nouveaux médecins libéraux partent à la retraite cette année. Et les trois médecins du centre municipal ne suivent qu'un millier de patients, pour une raison simple : ils sont tous les trois "vacataires", en contrat à durée déterminée et à temps partiel. Dans ces conditions, "impossible de suivre un nombre trop important de patients", explique l'un des médecins. Le centre fonctionne en sous-régime.

Les jeunes nantais ne viennent pas

L'un d'entre eux est un médecin à la retraite, venu passer sa retraite aux Sables-d'Olonne et qui dépanne au centre municipal deux jours par semaine. Les deux autres ne veulent pas, pour l'instant, se fixer à La Roche-sur-Yon. Pourtant, le centre propose un cadre attractif.

On a des horaires fixes, alors que quand j'étais médecin libéral, je me levais à 6 heures pour me coucher à 1 heure du matin. Je n'ai pratiquement jamais dîné avec mes enfants." - Philippe Maubrun, médecin au CMS

35 heures, un salaire confortable autour de 5000€ par mois, un cabinet neuf et un secrétariat complet. Qu'est-ce qui cloche ? "Les jeunes médecins font leurs études dans les métropoles, Nantes, Angers, ils y construisent leur vie. Ensuite, c'est dur de les convaincre de bouger", explique Geneviève Poirier-Coutansais, adjointe au maire en charge de la santé.

"C'est encore le début"

"Il faut comprendre qu'avec la longueur des études, les médecins généralistes aujourd'hui s'installent autour de l'âge de 35 ans". Dur de bouger quand son conjoint travaille, par exemple, à Nantes. C'est arrivé à la jeune médecin recrutée à l'ouverture du centre municipal de santé.

Elle nous a quittés parce que son conjoint était resté à Nantes, elle faisait l'aller-retour tous les jours, ça l'a épuisée." - Geneviève Poirier-Coutansais

"C'est encore le début", rassure l'adjointe au maire, convaincue qu'il faut que le mouvement des premiers recrutements s'amorce pour que les médecins s'intéressent à la structure. Le maire de La Roche-sur-Yon, Luc Bouard, a par ailleurs remis sur la table début janvier l'idée d'installer une annexe de la première année de médecine sur le site universitaire de La Roche-sur-Yon, avec une partie des cours en téléconférence de Nantes. Une idée que refuse pour le moment l'université de Nantes.

Une bourse à l'étude pour faire venir les jeunes

La mairie dit aussi travailler à un autre projet, celui de bourses pour les jeunes médecins encore en internat : "L'idée est que les étudiants viennent faire leur quatrième ou leur cinquième année en partie en généraliste chez nous. On leur verse une bourse quand ils sont chez nous, et en échange, ils nous la rendent en travaillant chez nous un certain temps", explique l'adjointe au maire. 

"Ils pourraient ainsi se construire une patientèle, connaître la ville, et avoir envie de rester", ajoute Geneviève Poirier-Coutansais. La ville proposerait aussi un lieu pour exercer aux jeunes médecins et un accompagnement.