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Santé – Sciences

Le chef des Urgences de Tours à l'origine d'une application pour pallier le manque de médecins

lundi 31 décembre 2018 à 14:45 - Mis à jour le mercredi 2 janvier 2019 à 18:42 Par Yohan Nicolas et François Desplans, France Bleu Touraine et France Bleu

Pour faire face au manque ponctuel de médecins urgentistes dans certains hôpitaux de la région Centre, le professeur Laribi, chef des Urgences de Tours a participé à l'élaboration de l'appli Whoog qui permet de faciliter la prise de gardes sur la base du volontariat.

Pour l'instant à Tours, 12 médecins urgentistes sur 45 sont volontaires pour assurer des gardes ponctuellement
Pour l'instant à Tours, 12 médecins urgentistes sur 45 sont volontaires pour assurer des gardes ponctuellement © Maxppp - Vincent Isore/IP3/Maxppp

Tours, France

C'est une période tendue pour les hôpitaux. Chaque été et à chaque vacances de fin d'année, les effectifs d'urgentistes sont à flux tendus. Pour éviter une pénurie de médecins et faciliter les remplacements, même au pied levé, les hôpitaux de la région Centre-Val-de-Loire peuvent désormais utiliser une application sur Smartphone. Cette appli, baptisée Whoog, met directement en relation les hôpitaux avec des médecins urgentistes sans forcément passer par des agences d'intérim. 

On ne passe plus 100.000 mails pour trouver quelqu'un. Grâce à cette appli, on sait quel médecin est volontaire pour une garde - Le Pr Laribi, chef du Samu et du services des Urgences au CHU de Tours

Le système repose sur un pool de médecins qui se déclarent volontaires pour aller donner un coup de main dans un autre hôpital sur leur temps de repos. Un pool à l'initiative notamment du Professeur Laribi, le chef du Samu et du service des urgences au CHU de Tours. "Depuis que suis arrivé en mai 2015, je constate qu'un certains nombre d'hôpitaux sont en difficulté car ils ne trouvent pas de médecins urgentistes. C'est pour ça que j'ai proposé cette appli à l'ARS (Agence Régionale de Santé) pour que les médecins volontaires assurent une ou deux gardes à 30 km ou 100 km pour faire face à la pénurie ponctuelle de praticiens. Les Urgences de Tours disposent de 45 urgentistes, et sur cet effectif, 12 ont accepté de s'inscrire sur Whoog."

L'hôpital de Loches en première ligne

Pour l'instant à Tours le CHU n'a pas forcément besoin de ce système d'auto-remplacement. Les effectifs sont suffisants et en cas de coup dur, il pourra toujours compter sur des solutions en interne pour combler son planning. Le constat est le même à Chinon ou encore à Amboise. Seul l'hôpital de Loches pourrait être amené à utiliser ce dispositif. Son directeur, Christophe Blanchard, compte bien l'utiliser. "On a prévu d'utiliser cette appli pour la constitution des plannings de garde qui sont effectués longtemps à l'avance. On va pouvoir l'utiliser pour compléter les journées où l'on manque d'effectifs." À noter qu'un dispositif et une application existent déjà pour le métier d'infirmier.

Le professeur Laribi a été dès le départ, avec d'autres praticiens, partie prenante dans la réflexion et l'élaboration de l'appli Whoog, qui est l'émanation d'une start-up qui existe depuis cinq ans et qui a créé le logiciel en partenariat avec le CHU de Montpellier. Deux institutions sont à l'origine du dispositif : l'ARS Centre et la FHF Centre.