Santé – Sciences

Le chœur de l’Opéra de Dijon pour bercer les prématurés

Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne et France Bleu mardi 11 avril 2017 à 16:11

Delphine, choriste à l'Opéra de Dijon (en col roulé noir) qui chante pour un grand prématuré et sa maman. A gauche, l'infirmière Solène Pichon
Delphine, choriste à l'Opéra de Dijon (en col roulé noir) qui chante pour un grand prématuré et sa maman. A gauche, l'infirmière Solène Pichon © Radio France - Soizic Bour

La berceuse s'invite au CHU de Dijon. Le chœur de l'opéra de Dijon s'est associé à l'hôpital pour bercer les bébés hospitalisés en service de réanimation et en service de médecine et soins intensifs néonatals. Le résultat est très apaisant.

Chaque mois, le CHU de Dijon et le Chœur de l’Opéra de la Cité des Ducs proposent un accompagnement musical d'une heure : trente minutes à l'heure du coucher des bébés et trente minutes d'apprentissage des œuvres à leurs parents et aux infirmières. Un projet dans lequel s’investissent deux choristes, Linda et Delphine. Leurs chants ont pour effet d’éveiller les grands prématurés traités dans le service. Visiblement, cela marche !

Linda, choriste à l'Opéra de Dijon chantant pour un prématuré - Radio France
Linda, choriste à l'Opéra de Dijon chantant pour un prématuré © Radio France - Soizic Bour

Le chant apaise les grands prématurés et favorise l'interaction, l'éveil et les aide à mieux manger. Quand ils entendent la voix chantée, ceux-ci font un bruit de succion avec leurs lèvres, comme pour téter. Mais il n'y a pas que les bébés que cela aide dans le service. Il y a aussi les parents, qui peuvent eux aussi s'apaiser grâce au chant. Solène Pichon le constate. Elle est infirmière puéricultrice.

"On voit vraiment que l’enfant est beaucoup plus apaisé et attentif !"

— Solène Pichon, infirmière puéricultrice

« Cela leur permet de considérer leur enfant autrement qu’à travers les machines qui l’entourent. Eux-mêmes ont envie de chanter, donc on leur confirme que c’est bénéfique et qu’on peut faire les soins ensemble avec le parent, et si tous les deux on chante, on voit vraiment que l’enfant est beaucoup plus apaisé et attentif !»

Le reportage de Soizic Bour