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Santé – Sciences

VIDÉO - Le CHU de Bordeaux meilleur hôpital de France : revivez le débat France Bleu Gironde en intégralité

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde

Alors que le CHU est encore une fois en tête des hôpitaux de France en 2017, quelles sont les réalités qui se cachent derrière ce classement réalisé par Le Point ? Revivez le débat organisé par France Bleu Gironde en direct de la station Ausone à Bordeaux ce mercredi.

le débat sur le CHU de Bordeaux proposé par France Bleu Gironde
le débat sur le CHU de Bordeaux proposé par France Bleu Gironde © Radio France

En 2017, l'hebdomadaire Le Point a, comme l'année précédente, décerné au CHU de Bordeaux la première place de son classement. Quelles réalités derrière ce résultat ? Comment est gérée cette énorme machine, qui accueille 1 million de personnes, opère 5500 naissances et 52000 interventions en bloc opératoire par an, plus gros employeur de Nouvelle-Aquitaine avec ses 14.000 salariés ?

Comment faire avec les contraintes budgétaires ? Quelle place à venir pour les hospitalisations en l'ambulatoire ? Quel rapport aux usagers, aux médecins de ville, aux autres hôpitaux ? Quelle place pour l'innovation et la recherche ? Quid de la sécurité au CHU de Bordeaux ?

Pour en parler, France Bleu Gironde organisait ce mercredi de 18h30 à 20h un grand débat en public, station Ausone à Bordeaux, en partenariat avec Kedge Business School et l'association Forum Events. Quatre invités, autour de Pierre-Marie Gros, journaliste à France Bleu Gironde : 

  • Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux ;
  • le professeur Jean-Luc Pellegrin, chef de service en médecine infectieuse à Haut Levêque, Directeur du collège santé à l'Université ; 
  • Corinne Grenier, professeure à Kedge BS, où elle dirige le centre de recherche en management de la santé ;
  • et Marie Laurent-Daspas, directrice de la Ligue contre le Cancer Gironde et représentante des usagers au CHU Bordeaux. 

"On ne raisonne pas avec une calculatrice"

Lors du débat a été évoquée l'une des critiques faites à la direction du CHU, celle de répondre à une logique comptable plutôt qu'une logique de soins. "On fait des choix qui sont frontalement contraire à l'intérêt financier de l'hôpital. On ne raisonne pas avec une calculatrice" mais "avec notre mission de santé publique", a répondu le directeur général Philippe Vigouroux, exemple à l'appui.

"Début 2015, le patron de la neurologie nous dit qu'il y a cinq publications qui viennent de sortir qui montrent que pour soigner les accidents vasculaires cérébraux de type infarctus, il y a une nouvelle technique extraordinaire, la thrombectomie qui permet de sauver 70% des cerveaux au lieu de sauver 20% des cerveaux, mais elle n'est pas reconnue par l'Assurance maladie et donc pas rémunérée.

"On a mis en oeuvre quand même la nouvelle technique, on perd 4000 euros par intervention, multiplié par 250 interventions (...). C'est une innovation médicale extraordinaire que l'on a mis en oeuvre contre notre intérêt financier, on raisonne en santé et non pas en argent". L'un des temps forts de l'émission.

Pourquoi déplacer les urgences de Saint-André

Le directeur général du CHU a également confirmé que le service des urgences de l'hôpital Saint-André de Bordeaux sera déplacé à l'horizon 2021. "Actuellement il y a deux services d'urgences généralistes au CHU, Pellegrin et Saint-André, deux services d'urgences de centre-ville. Par contre dans le sud, là où la populatioon croît de manière considérable, il n'y a pas d'offre de sercive public" (...).

"On ne va pas fermer l'hôpital Saint-André, on va en faire un hôpital dédié à l'ambulatoire, avec consultation sans rdv dans la journée" pas avant 2021.

Soin, formation et recherche : particularité des CHU

Si ce n'est pas pour le salaire, pour quelles raisons les infirmiers et surtout les médecins restent dans un hôpital public comme le CHU de Bordeaux ? Question posée par Pierre-Marie Gros lors du débat. "Ce qui motive c'est la vocation de soigner, l'intérêt du travail en équipe et l'intérêt que l'on a pour le service public. Je pense que ce sont des mots qu'il ne faut pas galvauder, a expliqué Jean-Luc Pellegrin. Autre élément moteur selon lui : l'activité de formation des étudiants et l'activité de recherche menées à l'hôpital, particularités des CHU.

CHU de Bordeaux : revivez le débat en intégralité

Parmi les autres sujets évoqués au cours du débat :

  • le projet de création d'une "salle de shoot" pour lequel Philippe Vigouroux a été sollicité ("d'accord pour ce projet mais il est important de mettre une séparation entre cette salle et le reste de l'hôpital"
  • les urgences pédiatriques et les urgences adultes "qu'on va faire refaire"
  • l'accueil des patients (Marie Laurent-Daspas, représentante des usagers au CHU Bordeaux, est pour "une meilleure formation des personnels à l'accueil des patients à l'hôpital")
  • le parking payant du CHU ("il fallait absolument éviter de devenir un parking relais" constamment embouteillé à cause des voisins qui viennent s'y garer)
  • la question du harcèlement sexuel à l'hôpital ("récemment nous avons mobilisé une équipe pour protocoliser la prise en charge si des harcèlements sexuels nous sont dénoncés. Si un cas advient, nous le prendrons en charge (...) en allant au pénal s'il le faut")
  • les nouvelles technologies ("une chance", selon Corinne Grenier, "à condition de repenser les métiers, l'accompagnement social à domicile des patients, de procéder par expérimentation")
  • la volonté du ministère de favoriser la chirurgie réalisée en ambulatoire ("32% des patients sont aujourd'hui hospitalisés en ambulatoire, 44% en 2020. La ministre veut aller au-delà jusqu'à 70% d'ambulatoire, je ferai tout pour mais ce sera difficile pour un CHU comme le nôtre").
  • la sécurité informatique ("On a 1000 attaques informatiques par jour, la plupart par des robots mais pas que", "il faut former les personnels pour qu'ils évitent d'ouvrir n'importe quel mail par exemple")

Revivez l'intégralité du débat en vidéo.

Philippe Vigouroux répond aux questions des étudiants de Kedge et des internautes

Juste après le débat, le directeur général du CHU de Bordeaux, Philippe Vigouroux, a répondu aux questions des internautes. Il est interrogé par Coline, étudiante à la Kedge Business School et membre de l'association Forum Events.