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Le CHU de Lille coordonne le futur numéro national de prévention du suicide

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Par , France Bleu Nord

Le CHU de Lille a été choisi par le gouvernement pour coordonner la création du futur numéro national de prévention du suicide. Un numéro de téléphone qui sera activé le 10 septembre 2021. Il pourra être appelé par des personnes qui ont des idées suicidaires, et leur entourage.

Dans les Hauts-de-France, on recense plus de 12 000 tentatives de suicide par an. Ce numéro national de prévention vise à faire baisser ces chiffres.
Dans les Hauts-de-France, on recense plus de 12 000 tentatives de suicide par an. Ce numéro national de prévention vise à faire baisser ces chiffres. © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

Alors que les problématiques de santé mentale et de détresse psychologique reviennent avec force dans le débat public à cause de la crise sanitaire et de ses conséquences, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un numéro national de prévention du suicide. Il sera piloté par le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille.

A partir du 10 septembre 2021, date de la journée mondiale de prévention du suicide, il existera un numéro de téléphone, simple à retenir, à trois ou quatre chiffres qui restent à définir, où chacun pourra appeler, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour obtenir de l'aide en cas d'idées suicidaires

A gauche, Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie du CHU de Lille. A droite, Charles-Edouard Notredame, médecin psychiatre, coordinateur du programme Papageno
A gauche, Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie du CHU de Lille. A droite, Charles-Edouard Notredame, médecin psychiatre, coordinateur du programme Papageno © Radio France - Cécile Bidault

Pour les personnes en détresse et leurs proches

"Le but, c'est que chaque personne qui a dans l'idée de se suicider puisse joindre ce numéro pour avoir des recours", explique le professeur Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie du CHU de Lille, "mais aussi des proches, des professionnels. Ca peut être le médecin généraliste, un enseignant, ou même un entraîneur de foot qui remarque qu'un de ses gars ne va pas bien. L'idée est de proposer des ressources à tout un chacun qui se poserait des questions, pour lui ou pour autrui". 

ECOUTEZ : Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie du CHU de Lille

Porte d'entrée

Ce numéro d'appel sera donc une porte d'entrée : au bout du fil, des soignants pour écouter, orienter vers des soins, voire déclencher une intervention s'il y a urgence. Il y aura des plateformes dans chaque région, sur le modèle en cours de développement à Lille.

CHU reconnu comme expert dans ce domaine

Car le CHU est reconnu en la matière : il existe plusieurs programmes de prévention du suicide, notamment VigilanS, qui consiste à garder le contact avec des personnes ayant déjà fait une tentative. Et Papageno, qui lutte contre la contagion suicidaire.

Le suicide est une cause de décès évitable

Chaque année en France, 8500 personnes meurent de suicide, dont 1250 dans les Hauts-de-France. On recense 200 000 tentatives annuelles, dont 12 000 dans la région. Selon Pierre Thomas, ce numéro permettra de sauver des vies : "le suicide est une cause de décès évitable. L'expérience a montré qu'il s'agit souvent d'une crise suicidaire, et qu'il suffit de rompre cette crise, recréer un lien, pour retrouver le sens de la vie".

Prise de conscience

Si la naissance de ce numéro national est annoncée en pleine crise sanitaire, ce n'est sans doute pas un hasard. Charles-Edouard Notredame, psychiatre au CHU de Lille, et coordinateur national adjoint du projet, rappelle que "les préoccupations ne sont pas récentes, ça fait un moment qu'on y réfléchit. La crise actuelle suscite beaucoup d'inquiétudes par rapport à la santé mentale, donc il y a probablement eu un effet catalytique sur le lancement de ce nouveau projet, très attendu".

Un vrai tournant

Mais le principal pour lui, c'est que la ligne voie le jour : "ça va être un vrai tournant, un vrai accélérateur pour la prévention du suicide, et plus largement pour l'accompagnement de la détresse en France".

Charles-Edouard Notredame, pédopsychiatre au CHU de Lille

En cas d'idée suicidaire pour vous ou l'un de vos proches, vous pouvez vous tourner vers votre médecin généraliste, des professionnels de santé mentale ou le 15.

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