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Santé – Sciences

Le CHU de Nice va expérimenter un dépistage du cancer du poumon basé sur une prise de sang

mardi 10 novembre 2015 à 15:47 Par Julien Baldacchino, France Bleu Azur et France Bleu

Le CHU de Nice a annoncé le début des phases d'expérimentation grandeur nature pour un test sanguin qui devrait permettre de dépister plus vite le cancer du poumon. Il détecterait des cellules cancéreuses avant même que les imageries médicales puissent les voir.

L'étude est coordonnée par le CHU de Nice
L'étude est coordonnée par le CHU de Nice © Maxppp

Détecter un cancer du poumon dès le début de l'infection, grâce à une simple prise de sang ? Ce sera bientôt possible, si l'on en croit le CHU de Nice. Les équipes médicales en charge de ce projet ont annoncé la mise en place d'une phase d'expérimentation pour un test sanguin permettant de détecter des CTC, les cellules tumorales circulantes. 

Ces cellules sont des marqueurs du cancer du poumon, et elles circulent dans le sang avant même qu'une tumeur soit visible grâce aux techniques classiques de radiographie ou de scanner. Leur détection, selon le professeur Paul Hofman du CHU de Nice, doit "aider à guérir des patients dont le pronostic reste aujourd'hui catastrophique". 

Pas de mise à disposition au public avant au moins 2019

Des premiers tests ont été réalisés en 2014 : sur un échantillon de personnes à risque, cette prise de sang avait permis de détecter des CTC pour 3% de l'échantillon. Et des nodules tumoraux étaient en effet apparus chez ces personnes quelques mois plus tard : ils avaient donc été opérés de façon précoce, et sont aujourd'hui en phase de rémission. Seulement, cette expérimentation ne suffit pas : il s'agissait d'une expérience "rétrospective", qui ne peut donc pas faire office de validation scientifique.

La nouvelle étude, baptisée "Air", va donc se baser sur un panel de volontaires dans quinze CHU partenaires. Il sera possible de se déclarer comme volontaire à condition d'avoir plus de 55 ans, d'être fumeur ou ancien fumeur et d'être atteint d'une bronchopathie chronique obstructive. Chaque année pendant trois ans, le panel sera soumis à une test sanguin et à un scanner thoracique. 

Les résultats sont donc prévus pour 2019, et s'ils sont concluants, le test sera mis à disposition du grand public quelques années plus tard, mais pas avant. 

À écouter : L'invité de France Bleu Azur : Charles-Hugo Marquette, professeur au CHU de Nice, présente le projet "Air"