Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Le CHU de Saint-Étienne veut investir 70 millions d'euros supplémentaires

lundi 21 janvier 2019 à 6:26 Par Tifany Antkowiak, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le CHU de Saint-Étienne a présenté en ce mois de janvier ses objectifs pour l'année 2019. La direction veut notamment renforcer les investissements : une enveloppe de 170 millions d'euros est prévue sur cinq ans. Contre 100 millions d'euros pour le plan précédent.

© Maxppp - Luc Nobout

Saint-Étienne, France

Il est temps de récolter les fruits de la bonne gestion des finances du CHU de Saint-Étienne, d'après sa direction. Elle prévoit d'investir 170 millions d'euros sur cinq ans, soit 70 millions d'euros de plus que le précédent plan d'investissement. "Le CHU de Saint-Etienne est, depuis 2016, relativement vertueux dans sa gestion , il y a un équilibre d'exploitation depuis maintenant trois ans", explique le directeur général du CHU stéphanois, Michaël Galy. Il ajoute que l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes, accompagne "de manière significative les investissements du CHU, justement, fort du redressement" de l'établissement stéphanois. 

Robotique et intelligence artificielle

Parmi les principaux projets d'investissement du CHU, il y a plusieurs projets immobiliers (pour la gériatrie et la psychiatrie notamment, ainsi que pour la maternité), et des projets dans le matériel biomédical. "Il y a des sujets autour de la robotique et de l'intelligence artificielle qui transforment profondément le matériel médical en ce moment, et il est important pour un CHU d'être à la pointe du progrès", détaille Michaël Galy. 

La poursuite du développement du Groupement hospitalier de territoire est un autre enjeu pour le CHU de Saint-Étienne en 2019. Le GHT de la Loire est le plus important de France en nombre d'établissements. Il en rassemble 19, dans la Loire et en Ardèche. Cette nouvelle organisation, effective depuis 2016, a permis par exemple de recruter de nouveaux médecins, qui se partagent entre plusieurs sites. 

Fin 2018, sept médecins ont ainsi été recrutés pour exercer au CHU et à l'hôpital de Roanne. Trois autres interviennent à la fois au CHU et à l'hôpital d'Annonay. Il faut poursuivre cette réflexion commune selon le professeur Eric Alamartine, président de la Commission médicale du CHU de Saint-Étienne, tout en veillant à maintenir chaque site. 

"L'offre de soins est dimensionnée de manière correcte, on a les lits d'hôpitaux dont on a besoin", commente le professeur. Mais il considère que l'organisation est à revoir, par exemple la permanence des soins : "faut-il offrir sur quatre sites différents le même type de prise en charge entre minuit et six heures du matin, là où personne ne vient ?"

Objectif recrutements en psychiatrie

En ce début d'année 2019, la direction du CHU de Saint-Étienne a aussi une lourde mission concernant le pôle psychiatrie. Des salariés du pôle sont en grève illimitée depuis septembre 2018, pour réclamer des moyens supplémentaires. Ce mouvement fait suite au rapport d'urgence du contrôleur général des lieux de privation de liberté, qui avait dénoncé des pratiques abusives et des conditions d'accueil indignes, aux urgences psychiatriques essentiellement. 

Les méthodes de travail ont été revues depuis, des formations ont été proposées. Reste la question des effectifs.  Le directeur général du CHU, Michaël Galy, rappelle que le recrutement de psychiatres est difficile partout : "il y a à peu près 30% des postes de psychiatres vacants dans les hôpitaux publics en France". Au CHU stéphanois, cinq postes sur 55 sont vacants actuellement. La direction s'est engagée à les pourvoir rapidement, en faisant des efforts sur les salaires.