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Le CHU Dijon Bourgogne parmi les meilleurs établissements de France

Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne jeudi 25 août 2016 à 18:40

Le CHU Dijon Bourgogne progresse à nouveau de trois places dans le classement annuel du Point
Le CHU Dijon Bourgogne progresse à nouveau de trois places dans le classement annuel du Point © Radio France - Arnaud Racapé

Non, vous n'êtes pas mieux soigné à Paris ou dans les grandes métropoles ! En tout cas, pas selon le classement 2016 des hôpitaux de France publié par le magazine Le Point ce jeudi. Le CHU Dijon Bourgogne y figure à la 12e place, trois de mieux que l'an dernier. Une satisfaction pour la direction.

Avec ses 7.000 personnels médicaux et administratifs, ses 100 métiers représentés et ses 1.800 lits, le CHU Dijon Bourgogne poursuit donc sa progression engagée il y a quatre ans dans ce classement annuel et fait mieux que résister à la concurrence des 1.400 autres établissements analysés. 

Un projet d'établissement récompensé

Ce classement du Point, chacun en pensera évidemment ce qu'il veut : les spécialistes diront notamment qu'il ne fait pas autorité dans le monde médical. Mais du côté de la direction de l'établissement, on ne fait pas la fine bouche. C'est une très bonne nouvelle, qui vient récompenser un vrai projet d'établissement. Florent Cavelier, son secrétaire général :

"D'abord nous avons regroupé l'ensemble des nos activités sur un seul site, ça a permis d'optimiser notre organisation, de regrouper nos spécialités médicales et chirurgicales sur un seul et même site. Donc ça fluidifie aussi le parcours du patient, qui parfois peut avoir besoin de passer dans plusieurs services. Et de ce point de vue c'est un facteur important. L'autre facteur majeur, c'est le développement de la chirurgie ambulatoire. Nous avons augmenté de près de 6% nos prises en charge ambulatoires, et nous nous positionnons de fait comme l'un des meilleurs CHU en la matière. Enfin, la dynamique de notre recherche complète ce tableau."

44 spécialités représentées sur 66 possibles

Le CHU peut aussi se targuer d'avoir réalisé quelques opérations d'avant-garde ces derniers mois : nous vous en parlions ici même sur le site internet de France Bleu, et Florent Cavelier nous les rappelle : "Ce sont des actions significatives qui sont relayés dans les médias parce qu'elles sont atypiques. C'est vrai que désormais les personnes qui souffrent d'insuffisance cardiaque globale peuvent bénéficier au CHU d'un cœur artificiel total. La cryothérapie se développe également, nous développons d’autres activités, comme l'addictologie. Depuis fin 2015, nous avons un service en addictologie avec dix lits et j'espère qu'il figurera bientôt dans le classement du Point. Mention particulière au service ophtalmologie du CHU, qui figure également très bien dans les classements, et qui témoigne de la qualité des compétences de nos équipes."

Une nouvelle unité médicale de cancérologie va voir le jour au CHU

Une réussite symbolisée notamment par les progrès immenses en cancérologie : l'hôpital dijonnais se classe 2e en effet pour les leucémies, 3e pour les lymphomes, ou encore 13e pour les cancers de la peau. Rien qui surprenne vraiment Sophie Dalac, onco-dermatologue et responsable de la fédération de cancérologie au sein du CHU. Pour elle la grande force de l'établissement, c'est d'avoir su prendre le virage des nouvelles thérapies contre le cancer, tout en cultivant les échanges entre spécialistes. Un travail collectif qui va déboucher sur la création d'une nouvelle unité interdisciplinaire d'ici la fin de l'année :

"Toutes ces nouvelles molécules, ces nouvelles thérapies, ont des effets secondaires qui ne sont pas des effets secondaires classiques de chimiothérapie, et qui font appel à des spécialistes d'organes. Donc nous avons décidé de nous réunir et de créer une unité commune. C'est toujours difficile de changer les habitudes, et nous allons malgré tout cette unité médicale ambulatoire de cancérologie avec la plupart des spécialités représentées. Et ce travail d'équipe il existe depuis 2010/2011, et pour vous dire comment on a évoluer au départ on avait 7.500 séances de chimio ou de thérapie intraveineuse, on en prévoyait 12.000 en 2015, et en 2016 au total on atteint 14.000 séances. C'est vous dire à quel point notre activité est en pleine croissance."

Parmi ces facteurs de progression, on n'oubliera pas non plus la bonne tenue des finances du CHU Dijon Bourgogne, à l'équilibre pour la troisième année consécutive et qui permettent aujourd'hui à l'établissement d'autofinancer la plupart de ses actions.

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