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Santé – Sciences

Le CHU et Centrale Nantes travaillent sur une méthode pour se remettre d'un AVC

lundi 30 octobre 2017 à 5:02 Par Thomas Schonheere, France Bleu Loire Océan

Les étudiants et les enseignants de Centrale Nantes travaillent, en collaboration avec le CHU, sur une méthode de rééducation à partir d'un casque muni d’électrodes. L'appareil localise et enregistre l'activité cérébrale.

Un casque muni d'électrodes enregistre l'activité cérébrale du patient
Un casque muni d'électrodes enregistre l'activité cérébrale du patient © Radio France - Thomas Schonheere

Nantes, France

Quand les nouvelles technologies se mettent au service de la santé. Les étudiants et les enseignants de Centrale Nantes travaillent, en collaboration avec le CHU, sur une méthode prometteuse pour se remettre d'un accident vasculaire cérébrale (AVC). Tout commence avec un casque, muni de seize électrodes, qui se place sur la tête. "Ce casque va enregistrer l'activité cérébrale, explique Saïd Moussaoui, enseignant-chercheur à Centrale Nantes. Les électrodes captent ce signal et l'envoient vers un ordinateur pour qu'il soit enregistré ou analysé."

Retour visuel

Cette méthode s'adresse aux patients qui ont pour séquelles, après un AVC, une paralysie incomplète, par exemple du bras ou de la main. "Si on demande au patient de bouger une main, il y a certaines zones au niveau du cerveau qui correspondent à cette activité qui vont produire un signal", explique encore Saïd Moussaoui. Ce signal va donc être capté par le casque, envoyé à l'ordinateur et montré au patient.

La clé, c'est bien de montrer au patient, sur l'ordinateur, que le signal existe, pour qu'il répare ensuite les liaisons entre le cerveau et la zone paralysé, comme l'explique Saïd Moussaoui : "Un patient qui n'a pas de retour visuel et qui n'arrive pas à bouger sa main, quelque part il ne sait pas qu'il est en train de penser à faire bouger sa main correctement. En ayant ce casque, on peut dire au patient que l'on détecte une activité cérébrale correcte. C'est une incitation à réfléchir au mouvement pour stimuler les neurones qui ont été altérés par l'AVC. Pour certains patients, c'est une façon de les encourager à continuer dans la rééducation."

Pour le moment, cette méthode en est au stade pré-clinique. Au CHU de Nantes, le projet est porté par le docteur Vincent Roualdes, neurochirurgien. Les AVC représentent la première cause de handicap moteur chez les adultes.