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Le Cirad de Montpellier cherche de nouvelles espèces susceptibles de séduire les amateurs de café

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Par , France Bleu Hérault

Le Centre de recherche agronomique de Montpellier s'intéresse à des espèces sauvages de caféiers résistantes au réchauffement climatique et dont le goût pourrait séduire les consommateurs.

Le Cirad a retenu trois espèces sauvages oubliées qui pourraient séduire l'industrie du café.
Le Cirad a retenu trois espèces sauvages oubliées qui pourraient séduire l'industrie du café. © Maxppp - Jeffrey Arguedas

Du café, on ne connaît guère que l'Arabica et le Robusta. Le Cirad de Montpellier, centre de recherche agronomique, travaille actuellement pour élargir cette la palette. Il cherche à faire émerger de nouvelles espèces, ou plutôt des espèces oubliées qui pourraient intéresser l'industrie du café. 

Séance de dégustation

Pour cela il est allé chercher parmi les 35 espèces conservées dans son centre de ressources biologiques à la Réunion. Trois ont été retenues, des espèces sauvages particulièrement résistantes à la rouille du caféier, maladie très répandue dans les zones de production. Mi décembre les chercheurs ont même organisé une séance de dégustation avec les meilleurs "nez" du café en Europe. Car il faut évidemment que ce nouveau café ait un intérêt gustatif. 

Nouvelles saveurs

"On cherche à offrir des goûts nouveaux aux consommateurs, un peu comme pour le vin, il cherche des arômes, des saveurs nouvelles. L'Arabica c'est celui qu'on considère comme le meilleur parce qu'il est un peu acidulé, plus fruité, explique Benoît Bertrand, chercheur au Cirad, spécialiste de la génétique du café. Le Robusta est plus amer. Et donc on a introduit ces trois espèces pour voir comment elles se situaient dans cette palette. Là par exemple ils ont trouvé des saveurs de litchi, d'abricot, de cacao. On espère que ça va profiter aux 20 millions de petits producteurs dans le monde, qu'ils vont pouvoir continuer à cultiver du café demain".

"Trouver de nouvelles saveurs". Benoit Bertrand, spécialiste de la génétique du café

Changement climatique

En effet l'enjeu est aussi écologique. Ces espèces ont été choisies car plus résistantes au changement climatique. L'une est originaire de Côte d'Ivoire et de Sierra Leone. L'autre du Congo. Et la troisième du Cameroun et du Gabon, où elle pousse en altitude. 

"Ces trois espèces représentent trois écologies différentes, poursuit Benoît Bertrand. Celle par exemple qui est née en Côte d'Ivoire et Sierra Leone a pratiquement disparu mais on pense qu'elle pourrait avoir un intérêt en cas de réchauffement climatique parce qu'elle est née dans une zone où il fait chaud et sec. L'espèce du Congo a contrario pousse au bord des fleuves et ses graines sont charriées par le courant. Elle est née dans des zones assez marécageuses et pourrait s'adapter à des excès d'eau. La troisième pousse en milieu tropical humide sur les montagnes du Congo vers 1.000 mètres et pourrait venir remplacer un jour l'arabica." 

"Se préparer à tous les scénarios liés au changement climatique". Benoit Bertrand, chercheur

Du café en Méditerranée

Ce large panel permet de se préparer à tous les scénarios liés au changement climatique. "On va même tester dans un an ou deux des espèces qui peuvent pousser en zoner méditerranéenne. Il se pourrait que dans 30 ans on développe des caféiers qui poussent à la hauteur d'Israël, du Maroc, de l'Espagne."

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