Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Le confinement, moins dur que prévu pour mes patients" témoigne une psychologue Tourangelle

-
Par , France Bleu Touraine

Sandra Macé est une psychologue à Tours. Depuis cinq semaines, elle consulte par téléphone et en visioconférence. Son regard sur le confinement est clair. La majorité de ses patients vont mieux.

Les consultations avec les psychologues se font par téléphone ou en visioconférence pendant le confinement
Les consultations avec les psychologues se font par téléphone ou en visioconférence pendant le confinement © Maxppp - B Levesque

C'était l'une des craintes des psychologues au moment où le confinement a été annoncé à la mi-mars. Comment allaient réagir les patients face à ce confinement? Cinq semaines plus tard, nous avons un premier élément de réponse par la voix de plusieurs psychologues Tourangeaux, dont Sandra Macé qui exerce à Tours. "Je pensais que ce serait plus difficile, alors que ça ne l'est pas pour la majorité de mes patients" explique-t-elle. 

Ils se sentent plus libre. Sandra Macé, psychologue à Tours 

Passé le stade de la sidération les premières heures voir les premiers jours, les patients se sont rendus compte qu'ils avaient du temps pour eux, pour leur famille. Sandra Macé parle d'un sentiment de "libération". La majorité des patients sont beaucoup moins anxieux. Elle évoque le cas d'une patiente. "Mon mari a découvert notre fille de deux ans et demi grâce au confinement, lui qui était happé par le travail" a-t-elle raconté en larmes.

Il y a trois profils de patients

  • Ceux qui profitent du confinement pour prendre du temps pour eux, pour leur famille 
  • Ceux qui commencent à trouver le temps long, pour qui il y  a un manque, une envie de revoir sa famille, et pour qui téléphone et internet ne remplacent pas les contacts
  • Enfin, une minorité, ceux qui sont très angoissés par le confinement

Cette dernière catégorie de patients a le sentiment de ne rien maîtriser, ils subissent cette situation et le vivent très mal. "Ça augmente l'angoisse" explique Sandra Macé. Souvent, ce sont des gens qui étaient plongés dans le travail et qui "se sont retrouvés face à du vide, ce qui a généré de très fortes angoisses". L'un a recommencé à boire de l'alcool, un autre s'est plongé dans les jeux vidéos à longueur de journées, jusqu'à se créer un personnage virtuel dans un jeu. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess