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Le Cotentin devient le premier territoire universitaire de santé de Normandie

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Par , France Bleu Cotentin

Une convention a été signée vendredi entre l'université de Caen, l'agence régionale de santé, l'agglomération et le centre hospitalier public du Cotentin, dans le cadre du projet "universitarisation des territoires". Le but : décentraliser au maximum la formation des médecins.

L'hôpital Pasteur de Cherbourg
L'hôpital Pasteur de Cherbourg © Radio France - Pierre Coquelin

Comment réussir à retenir les internes d'aujourd'hui pour en faire les médecins de demain sur notre territoire ? En gros : comment lutter contre le problème de la désertification médicale ? La Manche n'est pas épargnée par la question. Vendredi 21 mai, une convention a été signée entre l'agence régionale de santé de Normandie, l'université de Caen, l'agglomération et le centre hospitalier public du Cotentin (CHPC). Le Cotentin devient d'ailleurs le premier territoire universitaire de santé de Normandie. "L'objectif est de créer des postes de professeurs associés à l'université sur le territoire du Cotentin, comme dans le CHU, pour encadrer les étudiants en médecine", explique le professeur Emmanuel Touzé, doyen de la faculté de médecine de Caen. 

On sait qu'il y a un lien très fort entre la formation, la qualité de la formation, et la probabilité d'exercer en proximité de là où on a été formé. Si on a des territoires qui forment, ils auront plus d'attractivité" - professeur Emmanuel Touzé, doyen de la faculté de médecine de Caen

En outre, il s'agit d'une décentralisation de la formation des médecins, en s'appuyant sur les hôpitaux généraux (soit hors-CHU). "C'est tout simplement mettre les compétences là où on en a besoin. En l'espèce, on n'a pas besoin forcément d'être à la faculté de médecine de Caen pour former des médecins. Il y en a des très bons à Cherbourg. Ils ont été validés par le conseil national des universités", explique Thomas Deroche, le directeur de l'agence régionale de santé. En l'occurrence, une gynécologue-obstétricienne et un néphrologue, qui inaugurent cette convention depuis septembre 2020. 

Faire rayonner le territoire

Des pionniers car l'objectif, c'est d'en avoir plus. "Plus les étudiants découvrent tôt les autres modes d'exercice que les CHU, plus on a de chance qu'ils aient envie plus tard de travailler dans ces établissements", précise le professeur Touzé. "Les étudiants pourront échanger et surtout apprendre auprès de leurs pairs plus aguerris", ajoute Séverine Karrer, la directrice du CHPC, qui compte 59 internes et 13 externes toutes spécialités confondues. 

Ces médecins associés sont aussi des relais auprès de la médecine de ville et les autres établissements de santé du département. "L'idée, c'est aussi d'animer la recherche au plus près de la population", confie le doyen de la faculté de médecine de Caen. Avec un leitmotiv : travailler à l'attractivité du territoire. Un enjeu important : selon les objectifs du ministère de la santé, le nombre de médecins à former en France doit augmenter de 18% dans les cinq ans qui viennent. 

Au-delà du Cotentin, la Manche compte sur :

  • 18 pôles de santé libéraux ambulatoires (PSLA) actifs, et six en projet
  • 14 maisons pluridisciplinaires de santé (MPS)
  • 2 maisons de santé pluriprofessionnelles universitaires (MSPU), à Granville et Villedieu-Les-Poêles
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