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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le "Covid long" au menu d'un déplacement d'Emmanuel Macron dans un hôpital d'Ile-de-France jeudi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Emmanuel Macron rencontrera jeudi des soignants et des patients à l'hôpital Foch de Suresnes, dans la banlieue Ouest de Paris, pour évoquer la prise en charge des patients qui souffrent de symptômes persistants du Covid, a indiqué l'Elysée mercredi.

Le président de la République Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion au centre hospitalier René Dubos de Pontoise (Val d'Oise), le 23 octobre 2020 (illustration).
Le président de la République Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion au centre hospitalier René Dubos de Pontoise (Val d'Oise), le 23 octobre 2020 (illustration). © Maxppp - Pool/Stephane Lemouton

Perte de goût ou d'odorat, céphalées, fatigue, douleurs musculaires, essoufflement, sensation de "brouillard" cérébral... selon l'OMS, un quart des malades du Covid-19 souffrent de symptômes persistants pendant un mois, et une personne sur dix ressent des symptômes après trois mois. Certains patients sont même malades plus d'un an après avoir été infectés par le virus. Face à l'afflux de témoignages, plusieurs services hospitaliers ont ouvert des consultations dédiées à ces malades. 

C'est le cas notamment de l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) où doit se rendre Emmanuel Macron jeudi. L'établissement a mis en place une prise en charge coordonnée entre plusieurs services (pneumologie, médecine physique et réadaptation, ORL) pour diagnostiquer et prendre en charge le "Covid long". Le chef de l'État doit échanger avec des médecins, infirmiers et kinésithérapeutes qui traitent ces patients.

Consultations dédiées

Une étude nationale consacrée aux patients souffrant des symptômes les plus invalidants -"Cocolate" - a  en outre été lancée fin 2020. Fin mars, le Dr Olivier Robineau, qui coordonne cette étude, faisait un point d'étape pour l'AFP : "On dit toujours qu'il faut avoir un diagnostic pour avoir un traitement. Là, il n'y a pas de diagnostic mais il faut être très pragmatique : les gens ont des plaintes, on utilise des traitements symptomatiques et de la rééducation", conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé qui suggérait en février que soit accordée une "place centrale" à la rééducation, notamment respiratoire.

70 % des "Covid longs" reçus par le Dr Robineau sont des femmes, âgées de 30 à 50 ans. Diverses études sont en cours pour analyser cette surreprésentation. Selon le médecin, si "toutes les hypothèses sont toujours sur la table", celle d'une inflammation au niveau du système nerveux central "doit être investiguée".

"Un enjeu majeur"

Des élus se sont également saisis du problème. Le 17 février, l'Assemblée nationale votait à l'unanimité une résolution visant à reconnaître et à prendre en charge les complications à long terme du coronavirus. Elle recommandait aussi de "faciliter la reconnaissance en tant que maladie professionnelle des affections causées par les formes graves" du Covid-19, dans les cas où l'infection aurait eu lieu au travail.

Mais à ce jour, seuls les soignants malades du Covid avec des séquelles respiratoires ont droit à cette reconnaissance automatique. Une mesure jugée trop restrictive par de nombreux élus. En février, le secrétaire d'État aux Retraites et à la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, avait toutefois indiqué aux députés que le gouvernement était "prêt à examiner l'évolution de son dispositif" estimant que le nombre de "Covid longs" pourrait atteindre "plusieurs centaines de milliers" en France. 

"L'adaptation du système de santé pour assurer la prise en charge du Covid long et l'engagement des recherches nécessaires à la connaissance de ces symptômes représente aujourd'hui un enjeu majeur", a affirmé l'Élysée mercredi.

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