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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le dépistage des élèves s'intensifie dans les établissements scolaires de Moselle

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Par , France Bleu Lorraine Nord

La campagne de dépistage du Covid-19 dans les établissements scolaires s'intensifie en Moselle, ciblant les près de 80.000 élèves inscrits dans le second degré ainsi que les personnels. L'objectif est de réaliser 10.000 tests par semaine au retour des prochaines vacances scolaires.

Les dépistages du Covid-19 sont proposés aux élèves et personnels scolaires sur la base du volontariat
Les dépistages du Covid-19 sont proposés aux élèves et personnels scolaires sur la base du volontariat © Radio France - Natacha Kadur

La Direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) en Moselle veut intensifier la campagne de dépistage du Covid-19 dans les établissements scolaires, ciblant principalement les élèves de collèges et lycées dans un premier temps. Ils sont près de 80.000 dans le département. Après une première phase d'expérimentation initiée avant la fin d'année dernière, notamment auprès des personnels, un vaste dispositif de dépistage a été mis en place pour intervenir en rotation et dans la durée sur tous les établissements mosellans.

Lors de son déplacement à Metz le 14 janvier dernier, Olivier Véran, le ministre de la Santé, avait annoncé un protocole sanitaire visant à tester jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois pour dépister le Covid-19. L'objectif étant de prévenir la propagation de l'épidémie et d'éviter les fermetures de classes en cas de foyer de contamination.

Ce protocole de dépistage massif a été mis en place dans notre département à partir du 21 janvier, et concerne tous les établissements publics et privés, confirme Olivier Cottet, Directeur académique des services de l'Éducation nationale en Moselle. 

10.000 tests par semaine après les vacances

Cinquante infirmières volontaires de l'Éducation nationale sont mobilisées pour organiser ces dépistages, épaulées par des personnels du SDIS 57, de la protection civile et d'une dizaine d'infirmières volontaires du Conseil départemental. Plusieurs campagnes sont programmées jusqu'aux vacances scolaires de février dans différents établissements : à Metz, Forbach, Fameck, Sarreguemines... La liste est amenée à se développer : " Nous avons pour objectif de réaliser près de 17,000 tests avant les vacances, puis de monter en puissance par la suite, avec un rythme de 10.000 tests par semaine", détaille Olivier Cottet.

Les équipes de dépistage s'installent en rotation dans les différents établissements
Les équipes de dépistage s'installent en rotation dans les différents établissements © Radio France - Natacha Kadur

La capacité de dépistage augmente selon le niveau des ressources humaines disponibles, car le dispositif représente un défi en matière d'intendance : " Il n'y a pas que le test en lui-même, mais tout ce qui a lieu avant et après : des procédures administratives en passant par l'attente, la communication des résultats. On se ne contente pas de dire si c'est négatif ou pas, il y a un geste pédagogique aussi, notamment pour répondre aux questions et faire de la prévention sur les gestes barrières. Ce n'est pas de l'abattage. On a aussi affaire à une population qui a besoin d'être rassurée ", explique Martine Szymkowiak, infirmière responsable pour le département.

Les élèves au rendez-vous 

Au lycée Georges de la Tour à Metz, le planning affiche complet ce mercredi : " une petite journée, car on s'arrête à 13h ", commente l'infirmière qui accueille les élèves inscrits. Ils seront 40 ce jour-là, contre " jusqu'à 60 ou 80 " selon les jours.

Beaucoup se prêtent au jeu pour faire leur part dans la lutte contre l'épidémie, ce qui leur permet d'espérer un retour plus rapide à la vie normale. Pour Anna, élève en classe prépa, c'est une mesure de bon sens qui ne pourra qu'" inciter les élèves à se faire dépister, et éviter la propagation si l'on se sait positif ".

Angèle, élève de 1ère, n'a pas hésité : " Je l'aurais fait de moi-même de toute façon. Mais même si on est négatifs aujourd'hui, on peut quand même être positif demain donc il faut quand même avoir des résultats un peu réguliers pour se tenir au courant ". Hugo, lui, se dit prêt à recommencer les tests autant que nécessaire : " Si l'école nous dit de le faire on le fera. Ca permet d'évaluer l'état de l'épidémie et de prendre des mesures."

File d'attente pour le dépistage dans le gymnase Barbot à Metz
File d'attente pour le dépistage dans le gymnase Barbot à Metz © Radio France - Natacha Kadur

Il était plus que temps d'agir pour certains des ces élèves dont les rythmes scolaires sont chahutés par l'alternance de cours en présentiel et à distance, ou en plus petits groupes. C'est le cas d'Adrien, qui espère bien que ces dépistages serviront à quelque chose : " Il faut des mesures, qu'il se passe quelque chose et que ce ne soit pas juste passif comme action. Le système qui est mis en place n'est pas égalitaire entre tous les élèves, entre ceux qui peuvent venir et ceux qui ne peuvent pas venir. A un moment donné il faut que ça s'arrête. Sinon, sur le plus long terme cela aura de graves conséquences", s'inquiète-il. 

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