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Santé – Sciences

Le directeur de l’EPSM limogé : inquiétude pour l’avenir de la psychiatrie et de la santé mentale en Sarthe

vendredi 22 juin 2018 à 16:59 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

L’ARS relève Vincent Thomas de ses fonctions. Les autorités de santé n’ont pas du tout apprécié son opposition au projet gouvernemental de regrouper l'EPSM et l’hôpital du Mans. Les représentants du personnel soutiennent leur directeur et s'inquiètent pour les 20.000 patients soignés chaque année.

Le personnel de l'EPSM dénonce aussi régulièrement la baisse des effectifs et des moyens - ARCHIVE -
Le personnel de l'EPSM dénonce aussi régulièrement la baisse des effectifs et des moyens - ARCHIVE - © Radio France - Bertrand HOCHET

Pas franchement une surprise. Le directeur de l’Etablissement Public de Santé Mentale de la Sarthe tenait tête à sa hiérarchie depuis un an et demi. Vincent Thomas ne voulait pas que l'EPSM soit rattaché à l'hôpital du Mans, ce qui aurait entraîné une direction commune et la mutualisation des moyens, par exemple pour l'informatique, la pharmacie ou la blanchisserie. C'est ainsi que Vincent Thomas a demandé au conseil de surveillance de déposer un recours en justice contre cette décision de regroupement voulue par le gouvernement, tout comme l'ont fait les différentes instances et organisations représentant le personnel. Dix recours en tout, qui n’ont, à ce jour pas été jugés. 

Les syndicats derrière leur directeur

Depuis le début de ce bras de fer, les syndicats soutiennent leur directeur. « Même si on n'a pas toujours été en accord avec les prises de position de notre chef d'établissement, on était engagés à ses côtés pour le refus de l'intégration d'un groupement hospitalier », explique Frédéric David, infirmier et secrétaire général de la CGT, le syndicat majoritaire à l'EPSM. Aujourd'hui, les représentants du personnel se disent « affligés » et « inquiets » par cette décision des autorités de santé. Ils redoutent l'arrivée d'un nouveau responsable dont la mission principale serait de réaliser rapidement ce regroupement, synonyme pour eux de perte d'autonomie. « Si on est à l'intérieur d'un groupement où il y a toutes les spécialités : la chirurgie, la médecine, les blocs, on sera dissout à l'intérieur et inutile de vous dire que le soin psychiatrique, très clairement, ne vas pas être la priorité du groupement », argumente Frédéric David. 

Le soutien des médecins très attendu

Les syndicats, tout comme certains médecins, redoutent que la psychiatrie et la santé mentale deviennent un service parmi d'autres au sein du centre hospitalier et qu'il n'ait pas les moyens suffisants pour continuer à prendre en charge, chaque année, plus de 20.000 patients. Le maire d’Allonnes, fait part, lui aussi de son mécontentement : « combien de services et d’emplois seront sacrifiés ? », s’interroge Gilles Leproust qui demande, en urgence, à rencontrer la Ministre de la Santé. Les syndicats disent également attendre « une unité de la communauté médicale pour défendre le projet que portait le directeur ». Des médecins qui doivent théoriquement se prononcer après leur réunion, ce lundi.