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Le don d'ovocytes, un acte méconnu mais essentiel

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Le don d'ovocytes reste méconnu et pourtant essentiel pour certaines. En Champagne-Ardenne, 40 couples attendent car il n'y a que 15 dons par an.

CHU de Reims (Marne) / Hôpital Robert Debré CHU de Reims (Marne) / Hôpital Robert Debré
CHU de Reims (Marne) / Hôpital Robert Debré © Radio France - Stéphane Maggiolini

Elle a décidé de donner ses ovocytes et lutte pour que le sujet ne soit pas tabou. Pour Eve Batillet, tout est parti de l'histoire d'un couple d'amis, qui peine à avoir un enfant. "On se rend compte que c'est un parcours très douloureux, très longs, fait d'échecs et de doutes. Nous on s'est pas posé toutes ces questions", raconte-t-elle. 

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C'est alors pour "donner la chance à d'autres parents" de connaître le bonheur d'avoir des enfants qu'Eve se lance dans un parcours de don. Elle en parle d'abord avec sa gynécologue avant de se rendre directement au service de procréation médicale du CHU Reims. "Elle ne m'a jamais recontactée sur ce sujet et je trouve que c'est dommage. On n'a aucune information alors que la durée d'attente moyenne pour un couple, c'est deux ans.__"

Des conditions de dons très souples

Pourtant, les conditions de dons ne sont pas si restrictives : avoir entre 18 et 37 ans, être en bonne santé, avec ou sans enfants. Pour Julie Burette, docteure au pôle de procréation médicale du CHU de Reims, ce sont surtout les idées reçues qui freinent les femmes. "Quand on les reçoit en consultation, on leur explique qu'il n'y a aucune conséquence à long terme. Cela ne va pas diminuer leur chance de grossesse dans les mois qui suivent, ni avancer leur ménopause." 

Le prélèvement dure quelques minutes. La donneuse passe au bloc opératoire, sous anesthésie ou péridurale. "Elles pourront reprendre le travail et leur vie quotidienne normalement après", précise-t-elle. 

De nouvelles craintes avec la loi bioéthique

La loi bioéthique, promulguée au début du mois, change l'anonymat des dons. D'après le texte législatif, les donneuses devront fournir au minimum "des données non identifiantes", ou, si elles le veulent, leur identité. L'enfant pourra ainsi les recontacter à sa majorité. 

"Pour le moment, beaucoup de donneuses ne sont pas encore au courant. Mais quand on leur en parle, cela fait naître un doute, même si la plupart continue de donner", explique Julie Burette. "Dans certaines cliniques, le nombre de dons a déjà baissé. Ici non mais on le redoute", poursuit-elle. 

Pour le moment, les décrets d'application de la loi ne sont pas encore publiés. 

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