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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le gouvernement limoge le directeur de l'ARS Grand Est après ses propos sur le CHRU de Nancy

Le directeur de l'Agence régionale de santé Grand Est avait suscité un tollé après avoir déclaré qu'il n'y avait "pas de raison de remettre en cause" les suppressions de postes au CHRU de Nancy. Christophe Lannelongue vient d'être limogé, près d'un mois après le début de la crise sanitaire.

Christophe Lannelongue, directeur de l'ARS Grand Est, est limogé : le gouvernement a pris sa décision ce mercredi
Christophe Lannelongue, directeur de l'ARS Grand Est, est limogé : le gouvernement a pris sa décision ce mercredi © Maxppp - Alexandre Marchi

Le gouvernement a mis fin ce mercredi aux fonctions de Christophe Lannelongue, directeur de l'Agence régionale de Santé Grand Est. "Le directeur de cabinet du ministre de la Santé m'a contacté ce matin pour me dire que le gouvernement souhaitait mettre fin à mes fonctions en raison du débat sur le CHU de Nancy", a-t-il expliqué à l'AFP.

Propos polémiques

Dans une interview accordée à nos confrères de Libération, l'ancien inspecteur général des Affaires sociales, ex-conseiller de l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine, évoque «un licenciement politique».

Lors d'une conférence de presse accordée vendredi dernier, Christophe Lannelongue n'avait pas remis en cause la suppression de 598 postes et 174 lits d'ici 2025 au CHRU de Nancy. Le plan était prévu dans les orientations du Copermo, le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins. Selon le désormais ex-directeur de l'ARS Grand Est, il n'y avait "pas de raison de remettre en cause" ce plan. "Nous aurons quelques semaines de retard mais la trajectoire restera la même", avait-il ajouté, selon des propos rapportés par nos confrères de l'Est Républicain.

Lettre au ministre

Ces paroles ont aussitôt suscité une vive polémique alors que les soignants font face à l'épidémie depuis plusieurs semaines. Le président du Conseil départemental Mathieu Klein s'est alors adressé à Emmanuel Macron pour demander "l'annulation de la dette de l'hôpital" et de "mettre un terme à la fermeture de lits, aux 598 suppressions de postes envisagées". 

Dans une lettre envoyée au Premier Ministre et au Ministre de la Santé Olivier Véran, les présidents du conseil de surveillance et de la commission médicale d'établissement du CHRU, Laurent Hénart et Christian Rabaud, ont estimé que ces propos étaient "complètement décalés" "alors que les équipes vont au bout du bout de leur investissement personnel" et "font honneur au service public de la santé".

Appel à la démission

Le lendemain, le ministre interpellé a recadré les choses pour tenter de calmer le jeu. Olivier Véran a répondu dans un tweet et assure "que tous les plans de réorganisation sont suspendus." Position confortée par le Premier ministre lui-même peu de temps après dans un courrier adressé à Laurent Hénart et Christian Rabaud.

Christophe Lannelongue a ensuite réagi dimanche 5 avril chez nos confères de France 3 et parle de propos sortis de leur contexte. Il évoque même "une opération politique."

Entre temps, plusieurs syndicats se sont indignés. Celui des internes en médecine a même réclamé sa démission, une fois l'épidémie passée. Finalement, la décision de l'exécutif intervient dès aujourd'hui, en plein cœur d'une crise sanitaire sans précédent.

Qui pour le remplacer ?

A l'issue du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a confirmé le limogeage de Christophe Lannelongue. Il sera remplacé par "une médecin" issue de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). La représentante du gouvernement a ensuite fait part du "désaccord" du ministre de la Santé Olivier Véran "avec la position personnelle donnée" par Monsieur Lannelongue. 

Le compte-rendu du conseil des ministres a ainsi révélé le nom de sa remplaçante : il s'agit de Marie-Ange Desailly-Chanson, inspectrice générale des affaires sociales.

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