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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le laboratoire Unilians redoute 700.000 euros de pertes pour des tests Covid-19 bientôt périmés

700.000 euros de pertes pour des tests Covid-19 bientôt périmés ! C'est ce que craint le groupe de laboratoires Unilians implanté dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il a massivement acheté des tests PCR pour dépister le coronavirus mais les patients ne sont pas assez nombreux à se faire tester.

Dès le début du confinement, les laboratoires Unilians se sont organisés comme à La Talaudière avec des dépistages façon « drive » pour tester les patients avec symptômes Covid-19.
Dès le début du confinement, les laboratoires Unilians se sont organisés comme à La Talaudière avec des dépistages façon « drive » pour tester les patients avec symptômes Covid-19. © Radio France - Mathilde Montagnon

700.000 tests PCR par semaine, c'était l'objectif fixé par Edouard Philippe. Mais on en est très loin : la direction générale de la santé estime aujourd'hui que 250.000 tests PCR seulement sont effectués chaque semaine. Rien que dans la Loire, Unilians n'en fait qu'une centaine par jour environ, trois fois moins que les projections, faute de patients venant pour se faire dépister. Et ça se paie cash car les composants des tests finissent par être périmés comme le précise Geneviève Ferret, directrice du labo Unilians à Montbrison.

"Tous ces réactifs-là ont des dates de péremption au-delà desquelles on ne peut pas utiliser le test donc on le jette !"

La biologiste et directrice d'un des laboratoires ligériens d'Unilians, Geneviève Ferret, redoute la perte pour le groupe de 40 000 tests bientôt périmés.

"Tous ces réactifs-là ont des dates de péremption, c'est-à-dire des dates au-delà desquelles on ne peut pas utiliser le test donc on le jette. C'est une perte sèche : on aura plus de 40.000 tests que l'on ne va pas utiliser. Cela représente, en tout cas pour notre structure, un chiffre d'environ 700.000 euros". Le groupe a aussi alloué un budget énorme pour les machines qui servent à faire les analyses. Et là aussi, on est loin du retour sur investissement comme l'explique Christophe Pierroz, directeur financier du groupe Unilians.  

"Ces automates, ce sont des investissements au-niveau d'Unilians qui se chiffrent en millions d'euros."

Christophe Pierroz le directeur financier du groupe Unilians explique que les machines utilisées pour les analyses représentent un coût colossal et sont sous-exploitées.

"Il faut des automates, ce sont des robots et ils viennent de Chine. Il a fallu payer d'avance. C'est des investissements au-niveau d'Unilians qui se chiffrent en millions d'euros. Ces machines ont été sous-exploitées. On a pu limiter un petit peu les dégâts en ne prenant pas notre deuxième commande mais les matériels que l'on a, c'est sur-dimensionné, nos automates ne fonctionnent pas à 100% et on a des automates en trop." Et même s'il s'agit d'un matériel de haute technologie, Unilians envisage de revendre une partie de ces automates à l'étranger pour revenir en partie dans ses frais.

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