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Santé – Sciences

Le Mans: une journée de prévention du mois sans tabac pour les étudiants

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Par , France Bleu Maine

À l'occasion du mois sans tabac, un village de prévention s'est installé sur le campus de l'université du Mans le jeudi 7 novembre. Pour prévenir les risques liés au tabac et éventuellement aider les étudiants, qui le souhaitent, à réduire leur consommation de cigarettes.

Le mois sans tabac à l'université du Mans
Le mois sans tabac à l'université du Mans © Radio France - Lena Thébaud

Le Mans, France

Alexandre, un étudiant en classes préparatoires à arrêté de fumer il y a plus de 7 mois: "je me suis rendu compte que je respirais mal et j'ai donc décidé d'arrêter de fumer. J'ai terminé les cigarettes qu'il y avait dans mon paquet déjà entamé puis j'ai arrêté". L'étudiant n'a pas relevé le défi seul puisqu'il a décidé de motiver son père à arrêter de fumer avec lui, depuis père et fils relèvent le défi ensemble. Pour arrêter de fumer, Alexandre avoue qu'il a troqué sa cigarette contre une cigarette électronique mais en réduisant fortement la dose de nicotine. 

La peur d'arrêter 

Dimitri, un autre étudiant de l'université a essayé à diverses reprises d'arrêter de fumer, mais en vain. À chaque fois c'est la même chose, explique l'étudiant, il prend une dizaine de kilos, commence à ressentir le manque de la nicotine et se remet à fumer. "Mais bien sûr que j'aimerai arrêter, je pense que tous les fumeurs veulent arrêter".

C'est bien la peur de reprendre du poids qui effraye l'étudiant, qui a déjà pris 20 kilos en un an, en tentant d'arrêter de fumer. "C'est vraiment une peur que j'ai, si j'arrête à nouveau de fumer et que je prends encore 10 kilos ce n'est pas possible". En attendant, Dimitri s'est mis à une nouvelle forme de cigarette: le tabac à chauffer.

Une pratique de plus en plus ringarde 

Aujourd'hui chez les jeunes adultes, ils sont plus d'un tiers à fumer, par contre chez les mineurs, c'est-à-dire les moins de 17 ans ils ne sont 25% à fumer. Pour Valérie Guitet, ambassadrice de la région Pays de la Loire du Moi(s) sans tabac, il y a une dénormalisation du tabac, qui devient ringard chez les jeunes. "C'est fortement influencé par le prix du tabac, qui ne fait qu'augmenter. On a de plus en plus de jeunes qui ne fument pas du tout". 

Dans la région Pays de la Loire, les motivations sont nombreuses pour arrêter de fumer explique Valérie Guitet. "Il y a les problématiques liées à la santé, au prix du tabac ou encore le ras le bol de l'addiction". C'est un cumul de raisons qui mène les fumeurs vers un arrêt du tabac, souvent motivé aussi par le soutien de ses proches, qui est très important dans ce type de démarche. Il faut rappeler que pour un fumeur quotidien, qui fume environ 10 cigarettes par jour, sur une année cela revient à payer 1260 euros précise l'ambassadrice de la région Pays de la Loire du Moi(s) sans tabac.

C'est le soutien social qui renforce la motivation d'arrêter la cigarette 

C'est ce qu'explique aussi Dimitri: "je pense que j'arrêterai plus facilement la cigarette si dans son groupe d'amis, tout le monde essayait aussi, mais malheureusement ce n'est pas le cas".

L'importance d'être épaulé 

Pendant cette journée du Moi(s) sans tabac, les médecins et infirmiers le rappellent: il y a différentes manières d'arrêter la cigarette, notamment la cigarette électronique, les patchs, ou d'autres méthodes alternatives.

Le tabac est aussi une co-addiction avec d'autres produits, comme l'alcool, le cannabis ou d'autres produits donc il faut essayer de tout prendre en compte quand une personne veut arrêter d'être dépendant, explique une infirmière en addictologie présente au village du Moi(s) sans tabac.

Cette journée permet aussi d'informer les personnes sur les consultations de tabacologie possibles, c'est-à-dire des rendez-vous avec des infirmiers pour parler d'addiction, de son envie d'arrêter la cigarette ou de diminuer sa consommation. 

Yann Raud, responsable prévention à la casse primaire d'assurance maladie de la Sarthe rappelle également que l'assurance maladie prend en charge 65% du prix des substituts nicotiniques pour les étudiants qui souhaitent arrêter de fumer.

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