Santé – Sciences

Le médecin de l'Ile de Sein a trouvé sa remplaçante avant même son départ en retraite

Par Annaïg Haute, France Bleu Breizh Izel lundi 9 mai 2016 à 4:40

Dans la nuit du 28 au 29 juin, Ambroise Menou dévisse sa plaque.
Dans la nuit du 28 au 29 juin, Ambroise Menou dévisse sa plaque. © Radio France - Annaïg Haute

Ambroise Menou a trouvé une volontaire pour prendre sa suite, comme médecin généraliste sur l'Ile de Sein. Sa consœur originaire de Touraine prendra ses quartiers fin juin.

C'est une femme, docteur dans la région de Tours, qui va prendre la relève. Elle a des amis sur l’île et elle avait toujours dit au médecin qu'elle aimerait prendre sa suite.

Un coup de chance pour Sophie, qui habite sur Sein une partie de l'année. Pour elle, il faut une présence médicale sur l’île : "Mon beau-père a fait une crise cardiaque en 2006, un quart d'heure après il était à l’hôpital de la Cavale Blanche. C'est grâce au médecin, qui était là. Il a fait les premiers secours et appelé l'hélicoptère. Quand on a un médecin, ça va même plus vite que sur le continent, on va le voir et en cinq minutes, on a une consultation!"

"Le médecin, c'est comme l'école, indispensable sur une Île!"

Le maire, Dominique Salvert est rassuré par ce recrutement presque inespéré : "Le médecin, c'est comme l'école,  ça fait parti des services indispensables sur une Île. On est loin du continent, c'est sécurisant pour la population d'avoir un médecin!"

Dominique, elle, tient un hôtel-restaurant, et elle est bien d'accord : "c'est indispensable pour les gens qui veulent venir s'installer sur l'île. S'il n'y a pas de médecin, c'est compliqué. Que ce soit des parents avec de jeunes enfants, des retraités... Il faut un médecin!"

Une astreinte permanente

L'insularité apporte son lot de particularité, le docteur Ambroise Menou le reconnait : "C'est une astreinte permanente, 7j/7, 24h/24,  y compris les dimanches et fêtes, même si on peut parfois prendre des vacances!"

Le médecin, officiellement en retraite depuis le premier janvier, a accepté d'assurer la transition jusqu'à l'arrivée de sa remplaçante : "Dans la mesure où ma résidence principale reste la même, sans remplaçant, ce n'était pas jouable de rester sur l’île et d’arrêter de travailler." Mais il l'affirme, dans la nuit du 28 au 29 juin, il dévisse sa plaque!