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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccination contre le coronavirus : "On doit mendier les doses" selon le médecin mulhousien Patrick Vogt

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Patrick Vogt, médecin généraliste, fut l'un des premiers à donner l'alerte en mars 2020 sur le gigantesque foyer épidémique de Covid qui menaçait la ville de Mulhouse. Alors que la troisième vague de coronavirus n'épargne pas l'Alsace, il dénonce les carences de la politique de vaccination.

Patrick Vogt, médecin généraliste à Mulhouse. Très tôt il a alerté des autorités sanitaire de l'apparition du coronavirus.
Patrick Vogt, médecin généraliste à Mulhouse. Très tôt il a alerté des autorités sanitaire de l'apparition du coronavirus. © Maxppp - Darek Szuster

Patrick Vogt dénonce les incohérences de la politique de vaccination française contre le coronavirus. Ce médecin généraliste, âgé de 64 ans, est installé dans le quartier populaire Bel Air à Mulhouse et assure également des vacations comme régulateur au Samu. C’est lui qui, en mars 2020, a alerté parmi les premiers sur le gigantesque cluster mulhousien lié à un rassemblement évangélique. Un an après, le docteur Vogt critique le manque de doses disponibles.

J'ai vraiment l’impression qu'on n'a pas besoin de nous

"Les médecins généralistes doivent mendier les doses" affirme le docteur Vogt, alors qu’ils sont en contact direct avec le terrain et les patients,  une absurdité de plus pour le médecin. Selon lui, ce sont les mêmes "qui ont loupé les masques, le gel, les gants l'an passé qui organisent la vaccination". "Les vaccinodromes vont permettre de vacciner en masse, mais pas forcément les gens qui en ont besoin le plus rapidement", affirme-t-il.

Le médecin mulhousien a effectué dans son cabinet plus de 150 vaccinations, mais, depuis une semaine, il ne reçoit quasiment plus de vaccins : un flacon de dix doses seulement. Patrick Vogt rappelle qu'un généraliste connait ses patients et qu'il voit à qui le vaccin est le plus profitable, ce qui ne signifie "pas les gens qui le veulent en premier".

Pour Patrick Vogt, "le généraliste a un rôle important chez les gens fragiles qui sont un peu réticents mais qui sont les vraies cibles du virus, ceux que l'on retrouve à l’hôpital ou en réanimation". Le médecin conclut, dépité, en rappelant : "Nous avons un rôle fondamental qu'on nous dénie".

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