Santé – Sciences

Le Moi(s) sans tabac se prépare dans le Poitou

Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou mardi 18 octobre 2016 à 19:01

En France, 73 000 décès sont attribués chaque année au tabac
En France, 73 000 décès sont attribués chaque année au tabac © Maxppp -

C'est une première en France, l'organisation d'un moi(s) sans tabac. C'est en novembre mais la première partie de la campagne se déroule en ce moment. Il s'agit d'informer sur ce défi. "Un mois sans fumer c'est 5 fois plus de chances d'arrêter" dit le slogan.

Première partie de la campagne un moi(s) sans tabac : informer les fumeurs qui veulent participer. Ils pourront s'appuyer sur un "kit d'aide à l'arrêt" gratuit et d'une appli téléchargeable sur les smartphones. Des stands sont aussi ponctuellement installés. C'était le cas ce mardi dans la galerie d'un supermarché de Parthenay, dans les Deux-Sèvres. Deuxième partie en novembre : les fumeurs sont incités à arrêter de fumer pendant au moins 30 jours.

Santé, argent, les motivations sont diverses

L'arrêt du tabac peut se faire seul ou en étant accompagné. "On travaille beaucoup sur la motivation pour voir si le changement peut s'opérer et comment il peut se faire", explique Bérangère Aumond, infirmière à l'unité tabacologie de l'hôpital Nord-Deux-Sèvres. Parfois c'est la santé, comme pour Mathilde, 20 ans qui a presque arrêté de fumer. "J'étais essoufflée en montant la côte près de chez moi", raconte la jeune Parthenaisienne.

Pour Mélissa, 19 ans, la motivation est plus financière. Avec son compagnon, le budget cigarettes c'est "300 euros par mois. On a une fille donc on veut arrêter". Mais "c'est difficile", dit la jeune femme qui a déjà essayé, sans succès.

Lucien, 67 ans, a lui arrêté d'un coup il y a 8 ans. Aujourd'hui il se sent beaucoup mieux. "Maintenant je tousse, quand je prends un coup de froid", sourit-il.

A chacun sa méthode

Il n'y a pas une solution pour arrêter de fumer rappelle Bérangère Aumond : "ça peut passer pour certaines personnes par la substitution, des patchs, des gommes, des pastilles, parfois la cigarette électronique". Cela dépend de chaque individu. Et la professionnelle de santé insiste, si l'arrêt de la cigarette ne marche pas la 1ère fois, surtout pas se décourager.

Le moi(s) sans tabac s'inspire d'une opération créée en Grande-Bretagne en 2012, et là-bas ça marche. Les fumeurs ne sont plus que 18% de la population âgée de plus de 15 ans outre-Manche contre près d'un tiers en France. La France, l'un des mauvais élèves européens avec 73 000 décès attribués chaque année au tabac.

Pour les fumeurs qui veulent tenter l'expérience un moi(s) sans tabac, plus d'informations sur le site internet tabac-info-service.fr

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