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Santé – Sciences

Le Nouvel Hôpital d'Obernai ouvrira fin mai avec deux fois moins de lits que prévu

Le Nouvel Hôpital d'Obernai (NHO) ouvrira fin mai, mais avec seulement 30 des 60 lits de soins de suite et de réadaptation initialement prévus. Le personnel de santé et les élus locaux sont vent debout.

Le Nouvel Hôpital d'Obernai ouvrira fin mai avec deux fois moins de lits que prévu
Le Nouvel Hôpital d'Obernai ouvrira fin mai avec deux fois moins de lits que prévu © Maxppp - ReD4c;Ch3f-

Obernai, France

Le Nouvel Hôpital d'Obernai (NHO) ouvrira fin mai 2019, après deux ans et demi de travaux. Les services des hôpitaux de Sélestat et Obernai vont y être transférés. Le déménagement est prévu la semaine du 20 mai. Mais ce nouvel hôpital proposera deux fois moins de lits que prévu avec seulement 30 des 60 lits de soins de suite et de réadaptation promis au départ. 

On n'a pas la moitié de ce qu'on nous a promis

L'Agence régionale de santé (ARS), qui avait validé le projet, a fait marche arrière en décembre 2018. Depuis, le personnel de santé, ainsi que les élus locaux sont vent debout."Depuis 2008, on nous promet cet hôpital. Depuis 2008, la maternité et la chirurgie ont fermé. On est en 2019, on l'ouvre et on n'a pas la moitié de ce qu'on nous a promis", s'agace Isabelle Scherrer, secrétaire de la section CFDT du groupement hospitalier de Sélestat et Obernai. 

Les 60 lits promis devaient notamment permettre de soulager les urgences de Sélestat. La réduction annoncée du nombre de lits fait donc craindre au personnel de santé des répercussions sur la prise en charge des patients. "A Obernai, les patients ont en moyenne 85-87 ans. Les retours au domicile sont souvent compliqués, donc on a besoin de lits de soins de suite, mais on les aura pas", s'inquiète Isabelle Scherrer.

Un problème de crédit à l'origine de la réduction du nombre de lits

Pour justifier cette réduction du nombre de lits, l'ARS a évoqué un problème de financement. "La mise en place de lits nécessite des crédits pour créer des places. Ces crédits nous n'en disposions pas au mois de décembre", assure Pierre Lespinasse, délégué territorial de l'agence dans le Haut-Rhin.

Sous la pression du personnel de santé, mais aussi des élus locaux, l'ARS s'est engagée dans un communiqué publié vendredi 3 mai, à rouvrir le dossier d'ici un an, en 2020. "Trop tard", estime le maire d'Obernai, Bernard Fischer, qui demande à l'ARS de verser "tout de suite deux millions d'euros pour ouvrir les 60 lits immédiatement".

Reportage de Wyloen Munhoz-Boillot