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Le Pas-de-Calais a-t-il été moins bien servi que les autres en vaccins ?

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Par , France Bleu Nord

Au 2 mars, 53 367 personnes avaient bénéficié d'une première injection dans le Pas-de-Calais. Ce qui, rapporté à sa population, place ce département à l'avant-dernier rang dans les Hauts-de-France alors qu'il est le deuxième le plus peuplé.

Fleur, 94 ans, deuxième pensionnaire  de maison de retraite des Hauts-de-France à se voir administrer une dose du vaccin Pfizer BioNtech, à Lille.
Fleur, 94 ans, deuxième pensionnaire de maison de retraite des Hauts-de-France à se voir administrer une dose du vaccin Pfizer BioNtech, à Lille. © Radio France - Stéphane Barbereau

Il y a eu du retard à l'allumage. Les élus locaux du Pas-de-Calais le disent depuis des semaines et l'ARS (agence régionale de santé) le reconnaît mais affirme que ce retard a été comblé. Ce qui n'est d'ailleurs pas totalement vrai quand on regarde aujourd'hui le pourcentage de la population de chaque département qui a reçu une première dose de vaccins : 

  • Hauts-de-France : 4,03% de la population soit 240 500 personnes
  • Somme : 4,69% de la population soit 26 764 personnes
  • Aisne : 4,5% de la population soit 23 925 personnes
  • Nord : 4,19% de la population soit 108 839 personnes
  • Pas-de-Calais : 3,6% de la population soit 53 367 personnes
  • Oise : 3,4% de la population soit 27 605 personnes

Les écarts sont toutefois minimes. L'ARS explique qu'en janvier, "le déploiement des centres de vaccination s'est fait avec des dynamiques et dans des temporalités nécessairement différentes entre les territoires, ce qui a pu avoir un impact sur le nombre de vaccinations réalisées selon les départrements". Il faut sans doute comprendre par cette phrase sybilline que tout n'était pas prêt aussi vite qu'ailleurs dans la région pour vacciner. Ce que nie Frédéric Cuvillier, le maire PS de Boulogne-sur-Mer : "les professionnels de santé, les collectivités, les pharmaciens, les docteurs, tout le monde était prêt pour assurer des vaccinations massives. Force est de constater que les vaccins n'étaient pas au rendez-vous"

Nous en arrivons à cette situation paradoxale : nous sommes en train de confiner dans l'attente d'être vaccinés plutôt que de vacciner pour éviter d'être confiner.

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10 000 doses en renfort

L'ARS ajoute que 8 800 doses du vaccin Moderna sont alors arrivés en renfort courant février dans le Pas-de-Calais. 10 000 autres doses de Pfizer ont commencé à être acheminé dans le Pas-de-Calais ce jeudi soir. Mais en pourcentage de population, le Pas-de-Calais, deuxième département sur 5 en nombre d'habitants, se retouve 4ème sur 5 dans cette campagne de vaccination. Les comptes ne sont pas bons pour Frédéric Cuvillier : "Nous n'avons pas les doses de vaccins, Le Pas de Calais, département majeur d'1,5 million d'habitants est très en retard sur la stratgégie vaccinale. Aujourd'hui, nous avons le sentiment d'être victime de cette réalité et d'en faire porter la responsabilité sur la population".

Nous avons connu un déficit majeur avec un taux de déprogrammation de rendez-vous pour se faire vacciner extrêmement élevé

Frédéric Cuvillier, maire de Boulogne-sur-Mer et président de la Communauté d'agglomération du Boulonnais
Frédéric Cuvillier, maire de Boulogne-sur-Mer et président de la Communauté d'agglomération du Boulonnais © Radio France - Noémie Bonnin

Si le Pas-de-Calais est avant-dernier dans la région en nombre de personnes vaccinées, cela peut s'expliquer par une population plus jeune que la moyenne régionale donc pas prioritaire. A nuancer toutefois par des indicateurs sanitaires structurellement moins bons qu'ailleurs, les cas de patients souffrant de pathologies chroniques sont donc plus importants a priori. Et ces habitants, en revanche, sont aujourd'hui prioritaires pour le vaccin quand ils ont plus de 50 ans. Donc oui, le Pas-de-Calais est jusque-là moins bien servi que les autres.

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