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Le personnel soignant de l'hôpital du Mans en attente d'informations sur la campagne de vaccination

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Par , France Bleu Maine

Les soignants de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner depuis ce lundi 4 janvier. Au centre hospitalier du Mans, qui compte 4 500 salariés, la campagne se prépare. L'hôpital est doté d'un super congélateur et attend les doses de vaccin alors que le personnel semble partagé.

Le Centre hospitalier du Mans est le plus gros hôpital non-universitaire de l'Ouest, et l'un des premiers en France
Le Centre hospitalier du Mans est le plus gros hôpital non-universitaire de l'Ouest, et l'un des premiers en France © Radio France - Bertrand Hochet

En théorie, les soignants de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner contre le Covid-19 depuis ce lundi 4 janvier 2020 . Mais en pratique à l'hôpital du Mans, il faudra encore un peu patienter. Pour le moment, le personnel (4 500 salariés dont 500 médecins) ne dispose pas d'informations ou de note de service sur la campagne de vaccination à venir. Contactée, la communication de l'hôpital explique que l'établissement "la prépare" et que les détails devraient être fixés dans les prochaines heures, en sachant que la vaccination n'aura pas de caractère obligatoire.

j'ai vu la mort au printemps et cet automne et ça fait réfléchir

Le sujet anime néanmoins d'ores et déjà les discussions dans les différents services du centre hospitalier. Chantal Plu est aide-soignante. A 56 ans et après avoir exercé dans l'unité covid lors des deux premières vagues, elle n'a aucune hésitation : elle se fera vacciner dès que possible. "Oui je vais me faire vacciner, j'ai vu la mort au printemps et cet automne, et ça fait réfléchir. Je crois en la science et si cela peut arrêter la propagation de ce virus, il faut le faire". Mais elle explique que tous ses collègues ne sont pas de son avis. "On en discute et je me demande si beaucoup se feront vraiment vacciner. Je ne sais pas. Quand on voit que _pour la grippe seulement 40% des soignants se font vacciner_. Les gens sont très sceptiques et dans l'attente".

Beaucoup de collègues se posent des questions sur les effets secondaires

Marc Gandon, infirmier, délégué FO au centre hospitalier du Mans constate aussi ce sentiment partagé sur la campagne de vaccination. "On en parle avec les collègues et oui beaucoup se posent des questions sur les effets secondaires mais comme dans le reste de la société donc il est compliqué à ce jour de savoir qui ira se faire vacciner ou pas". Selon lui, des opérations de sensibilisation seront nécessaires pour évacuer les doutes. Il entend en tout cas montrer l'exemple en se faisant vacciner contre le Covid-19. "J'ai plus de 50 ans et je le ferai, c'est une certitude. Si on veut arriver au bout de cette pandémie, il faut faire confiance. La vaccination a permis d'éradiquer bon nombre de maladies. Elle a fait ses preuves et personnellement, je pense qu'il faut prendre ce petit risque d'effets indésirables". 

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