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Santé – Sciences

Le premier comprimé électronique, qui permet de dire si un patient a bien pris son médicament, autorisé aux États-Unis

mercredi 15 novembre 2017 à 15:32 Par Marina Cabiten, France Bleu

Un malade a-t-il bien pris son traitement, et au bon moment ? Pour le dire, la première pilule électronique a été mise au point, et sa mise sur le marché a été autorisée lundi par l'agence américaine des médicaments.

Un comprimé électronique vient d'être autorisé aux États-Unis
Un comprimé électronique vient d'être autorisé aux États-Unis © AFP - WLADIMIR BULGAR / SCIENCE PHOTO LI / WBU / Science Photo Library

C'est le premier comprimé électronique : l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a autorisé la mise sur le marché d'une pilule capable d'indiquer si un malade a bien ingéré son traitement et quand. Un capteur de la taille d'un grain de sel, inséré dans la pilule émet un signal qui permet de déterminer l'heure et la date de la prise du médicament, précise la Food and Drug Administration dans un communiqué publié lundi.

Uniquement pour certaines maladies mentales

Ce système de traçabilité est autorisé pour un traitement contre la schizophrénie, la manie aiguë et des troubles bipolaires. Il s'agit de l'aripiprazole, commercialisé sous le nom Abilify depuis 2002. La version électronique est appelée Abilify MyCite. Une fois avalé, le capteur de la pilule, fait de cuivre, de magnésium et de silice, produit un signal électrique au contact des liquides de l'estomac. Après quelques minutes cette impulsion est captée par un récepteur qui se trouve sur un patch collé sur la cage thoracique. Le patch, qui doit être remplacé chaque semaine, transmet alors l'information à une application permettant aux malades de traquer l'ingestion du médicament sur leur téléphone mobile. Les patients peuvent aussi autoriser leurs médecins à accéder à ce système via un site sur internet.

"Pouvoir traquer la prise des médicaments prescrits peut être utile pour certaines personnes souffrant d'une maladie mentale", explique le Dr Mitchell Mathis, directeur de la division des traitements psychiatriques au centre de recherche et d'évaluation des médicaments de la FDA. Mais l'agence des médicaments souligne que ce système de traçabilité n'a pas encore démontré sa capacité à améliorer la prise régulière de médicaments.