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Santé – Sciences

Le président d'un syndicat de gynécologues considère l'IVG comme un "homicide", le gouvernement condamne ses propos

mercredi 12 septembre 2018 à 16:04 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Le président du Syndicat national des gynécologues (Syngof), Bertrand de Rochambeau, a estimé mardi que la pratique de l’avortement était un "homicide". Des propos condamnés "fermement" par le gouvernement.

Le Dr Bertrand de Rochambeau
Le Dr Bertrand de Rochambeau © AFP - MIGUEL MEDINA

Le chef de file des gynécos engendre une polémique sur l'IVG. "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies", a déclaré le Dr Bertrand de Rochambeau dans un reportage diffusé mardi sur TMC. 

Lorsque la journaliste de l'émission "Quotidien" lui objecte que "ce n'est pas un homicide de faire une IVG", le président du Syngof répond: "Si, madame".

Et d'ajouter : "En tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion et, si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi". 

De fait, selon l'article L2212-8 du Code de la santé publique, "un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG", de même qu'"aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir" à cet acte médical. 

En cas de refus, le médecin doit cependant "communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention".

Buzyn et Schiappa "condamnent fermement" ces propos 

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, ont condamné "fermement" mercredi les propos du président du Syndicat national des gynécologues.

"L'IVG est un droit trop souvent menacé pour lequel il convient de ne relâcher aucun effort", affirment Mmes Buzyn et Schiappa dans un communiqué. 

"Si les médecins ont effectivement le droit de refuser de pratiquer un IVG, ils ont, en revanche, l'obligation d'orienter la patiente vers un autre praticien ou une structure qui répondront à sa demande", rappellent-elles. 

"L'IVG doit être un droit réel (...). Rien ni personne ne doit l'entraver", ajoute Mme Buzyn. "Nous ne devons laisser passer aucune attaque (...) contre le droit des femmes à accéder librement à l'avortement", insiste Mme Schiappa.