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Santé – Sciences

Le projet de plateforme d'appels commune pour les numéros d'urgence ne plaît pas au SAMU 53

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Par , France Bleu Mayenne

Le président du Département Olivier Richefou souhaite expérimenter une plateforme d'appels unique pour les pompiers, le Samu et la Police nationale. Annoncée fin septembre, cette nouvelle inquiète les soignants des Urgences.

Les soignants du SAMU 53 sont remontés après l'annonce du Président.
Les soignants du SAMU 53 sont remontés après l'annonce du Président. © Maxppp - Photo d'illustration

Département Mayenne, France

L'annonce n'a pas été bien accueillie aux Urgences de Laval. Le président du Département Olivier Richefou, mais aussi de la Conférence nationale des services d'incendie et de secours (CNSIS), en parlait déjà depuis plusieurs mois. Il souhaite expérimenter une plateforme d'appels commune pour les pompiers, le Samu et la Police nationale. L'élu a annoncé le 25 septembre, dans les colonnes de nos confrères de Ouest-France, vouloir proposer au Ministère de l'intérieur le projet. Mais les soignants du SAMU 53 ne sont pas du même avis. Ils craignent une dégradation de la qualité de prise en charge.

"Mettre en danger la vie des mayennais"

Pour le Dr Anis Bichri, directeur des urgences de Laval, ce projet est à oublier. La place de ses équipes est à l'hôpital. "On va cumuler le nombre d'appels entre les trois, alors que l'on a des pics d'activités qui ne sont pas les mêmes. Selon les alertes météos, épidémies de grippe... Ce sera ingérable sur 24 heures", commente-t-il. 

Les soignants imaginent également que le filtrage des appels sera plus difficile, notamment pour évaluer l'état précis d'un patient. C'est un risque à ne pas négliger pour le Dr Luc Duquesnel, qui est aussi coordinateur de l'Association départementale pour l'organisation de la permanence des soins (ADOPS 53). Il ne pèse pas ses mots."On va mettre en danger la vie des mayennais, sur le plan des urgences médicales, alors que notre système fonctionne bien. Avoir un appel qui va être filtré par des personnels non médicalisés, cela va rallonger le délais de prise en charge avec toutes les conséquences néfastes, voir catastrophique que cela va générer. Pour nous c'est un projet qui est trop dangereux", s'alarme ce médecin généraliste de Mayenne, habitué de prendre des gardes aux Urgences de Laval. 

L'homme prévient d'ailleurs le Président du Département Olivier Richefou. Des conséquences sont à prévoir si le projet est réalisé. "On dit avec les autres membres que si jamais cela se mettait en oeuvre, d'abord les médecins régulateurs volontaires, comme moi, arrêteraient la régulation libérale. Dans ces cas là, on sera réquisitionné, mais je peux vous dire qu'il n'y aura _plus aucun jeune médecin généraliste à venir s'installer en Mayenne_, si on se voit obligé de faire des weekends de garde." 

Ce serait un coup dur. 93 % des médecins généralistes mayennais prennent des permanences dans les hôpitaux. Les soignants disent avoir fait connaitre leurs revendications au président du Département.

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