Santé – Sciences

Le quatrième patient greffé d'un coeur artificiel Carmat est mort

Par Jocelyne Jean et Marina Cabiten, France Bleu jeudi 21 janvier 2016 à 7:15

L'implantation d'un cœur artificiel n'a encore jamais été concluante
L'implantation d'un cœur artificiel n'a encore jamais été concluante © Maxppp

Le décès du quatrième patient greffé d'un coeur artificiel Carmat a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi. La prothèse n'est pas en cause selon la société française. Le malade souffrait d'une insuffisance cardiaque terminale quand il a été opéré le 22 décembre dernier.

Le quatrième patient implanté d'une prothèse du cœur artificiel Carmat est mort de complications médicales, a annoncé la société dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon elle, la mort a été entraînée par son état critique pré- et post-opératoire, mais la prothèse n'est pas impliquée.

Un échec "porteur d'expérience"

"Nous avons réalisé une implantation sur un patient en phase terminale de son insuffisance cardiaque. L'implantation s'est déroulée tout à fait convenablement et la prothèse a donné toute satisfaction tout au long de son fonctionnement. Le patient est décédé de complications médicales non liées à la prothèse" selon le professeur Pascal Leprince, chef du service de l'institut de cardiologie à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière. 

Le patient, âgé de 58 ans, avait été opéré le 22 décembre dans cet hôpital parisien. La date de sa mort n'est pas précisée. "La contribution apportée par ce patient à la résolution de l'insuffisance cardiaque terminale est porteuse d'expérience pour les équipes médicales et techniques", indique Marcello Conviti, directeur général de Carmat.

Carmat y croit encore

Le premier patient greffé en décembre 2013 avec le coeur bioprothétique de Carmat était décédé 74 jours après l'opération menée à Paris, à l'âge de 76 ans. Le deuxième, âgé de 69 ans, était mort en mai dernier, 9 mois après avoir été greffé à Nantes et 4 mois après être rentré chez lui. Ces deux décès avaient été causés par une "micro-fuite de la zone sang vers le liquide d'actionnement de la prothèse", ayant engendré une "perturbation de l'électronique de pilotage des moteurs" du coeur artificiel, selon les analyses de Carmat. 

Le troisième patient est subitement mort d'un arrêt respiratoire le 18 décembre. Mais la prothèse n'est pas impliquée dans sa mort, qui est liée à une insuffisance rénale chronique, avait annoncé la société. "Nous sommes confiants en la capacité du coeur Carmat à apporter une véritable alternative à la transplantation pour les patients souffrant d'insuffisance cardiaque terminale", conclut Marcello Conviti.

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