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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reconfinement : "c'est la seule solution" pour le professeur Maxime Gignon, épidémiologiste au CHU d'Amiens

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Par , France Bleu Picardie

Le professeur Maxime Gignon, chef du pôle prévention et épidémiologie du CHU d’Amiens, était l’invité de France Bleu Picardie après l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron.

Au printemps, le confinement avait vidé les rues d'Amiens
Au printemps, le confinement avait vidé les rues d'Amiens © Radio France - Marc Bertrand

La France reconfinée au moins jusqu’au 1er décembre. Le président Emmanuel Macron s'est adressé aux Français ce mercredi pour annoncer de nouvelles mesures de restriction destinées à endiguer la seconde vague de l'épidémie de Covid-19.  Le président a notamment confirmé le retour d'un confinement national dès vendredi et jusqu'au 1er décembre au moins.

Il sera possible de sortir de chez soi, mais uniquement pour aller travailler, se rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire des courses essentielles ou prendre l'air à proximité de son domicile. Ce reconfinement signe donc le retour de l'attestation de déplacement. Il y a toutefois des changements majeurs par rapport au confinement du printemps : les écoles, collèges et lycées resteront ouverts. A l'université, les cours en ligne seront privilégiés. Et les visites seront autorisées dans les Ehpad et les maisons de retraite. 

Un reconfinement jugé indispensable par le professeur Maxime Gignon, chef du pôle prévention et épidémiologie du CHU d’Amiens : « Je crains malheureusement que ça ne soit la seule solution compte tenu de l’évolution de l’épidémie depuis quelques semaines. On a observé une montée très progressive des contaminations dans tout le pays depuis le milieu du mois d’août. Et fin septembre, _il y a eu une accélération impressionnante de l’épidémie_. Elle touche maintenant beaucoup plus les personnes âgées, les plus de 65 ans, qui sont souvent ceux qui font des complications et qui ont besoin d’être hospitalisés. Ce qui conduit à une augmentation du taux d’occupation des lits d’hospitalisation et de réanimation. » 

Le professeur Maxime Gignon, épidémiologiste au CHU d'Amiens
Le professeur Maxime Gignon, épidémiologiste au CHU d'Amiens - Simusanté

« Nous avons raté notre déconfinement »

A la question de savoir si le premier confinement n’a pas été efficace ou si déconfinement a été raté, voici l’analyse de Maxime Gignon : « Je suis convaincu que le premier confinement a été très efficace. Il a permis de casser la vague épidémique en trois à quatre semaines. A la mi-mai, le virus était toujours présent mais il y a eu beaucoup moins de cas. On donc vécu l’été de façon beaucoup plus relâchée. Et c’est certainement là le problème : nous avons probablement raté notre déconfinement. Mais quand je dis « nous », je parle de nous tous, du gouvernement jusque chacun de nous, dans nos vies personnelles et professionnelles. Pour moi, il aurait fallu maintenir plus de télétravail. Il y en a eu trop peu depuis le déconfinement. Il faut réduire la densité sociale : ce virus se nourrit de nos interactions sociales parce qu’il circule d’un individu à un autre et se diffuse très facilement. Le télétravail permet de réduire la concentration de personnes dans les entreprises, dans les transports en commun, etc. Ce virus aime les lieux clos, mal aérés et dès qu’on ne porte pas le masque ou qu’on n’a pas une hygiène des mains adaptée, il en profite pour se propager. La clé est donc de réduite la densité et je pense que ce confinement va nous permettre de le faire. »

Le port du masque à partir de 6 ans ? Une "bonne idée"

Une des nouveautés de ce confinement deuxième version, c'est l'ouverture des établissements scolaires. Un choix qui peut poser question quand on sait que les enfants peuvent participer à la dynamique de l'épidémie. Pour le professeur Gignon, « Les enfants ont beaucoup d’interactions. Mais ils sont très peu malades et font le plus souvent des formes asymptomatiques. En revanche, ils peuvent relayer le virus et contaminer d’autres personnes : _c’est une bonne idée de recommander le port du masque à partir de 6 ans_. »  

L'interview complète du professeur Maxime Gignon est à réécouter ici.

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