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Santé – Sciences

Le SAMU de Montpellier a 50 ans

jeudi 28 septembre 2017 à 6:00 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault

Le SAMU de Montpellier a été crée en 1967, il y a 50 ans tout juste. A l'époque, sortir le matériel et le personnel pour aller secourir les gens en dehors de l'hôpital paraissait insensé. Un médecin s'est mobilisé pour faire bouger les choses.

Illustration
Illustration © Maxppp -

Montpellier, France

Le SAMU de Montpellier a 50 ans. C'est en effet en 1967 qu'un service mobile d'urgence et de réanimation ouvrait au sein du CHU de Montpellier, un des premiers SAMU de France avec celui de Toulouse.

C'est en effet en 1967 qu'était crée au sein du CHU de Montpellier un service d'urgence mobile pour aller secourir les gens en dehors de l’hôpital, jusque-là, il n'existait aucun dispositif pour aller secourir les gens sur la voie publique. On venait à l’hôpital, mais l’hôpital ne venait pas à nous. Les pompiers, la police, la Croix-Rouge ou les ambulances privées intervenaient bien sûr, mais leur seule mission était d'emmener les blessés à l’hôpital, ils ne pouvaient pas prodiguer de soins sur place. En tout cas pas de manière aussi performante qu'avec la mise en place du SAMU

Qu'est-ce qui a justifié la création de ce service ?

C'est l'augmentation des accidents de la route qui ont interpellé les médecins. Nous sommes dans les années 60, le trafic se développe de manière exponentielle, les routes sont dangereuses, les gens ne savent pas conduire, les voitures ne sont pas sécurisées. C'était à l'époque 15 000 morts par an, plus de 300 000 blessés. La Croix-Rouge met alors à disposition deux fourgons pour aller porter secours aux blessés sur la voie publique. Puis le professeur Louis Serre qui était anesthésiste réanimateur au CHU de Montpellier obtient qu'un médecin monte à bord pour réaliser les premiers secours avant l'arrivée à l’hôpital.

"C'était un rêve impossible, faire sortir le personnel pour aller secourir les gens, on se demandait même si cela aurait une réelle utilité. Aujourd'hui, ça parait évident mais parfois il faut savoir enfoncer des portes et maintenant, on sait que c'est ça qu'il fallait faire. On était dans une aberration, on savait greffer des cœurs, mais on n'enseignait pas le massage cardiaque à nos secouristes. Sortir notre technicité était difficile à accepter à l'époque. Louis Serre l'avait compris et il s'est battu toute sa vie pour ça" explique Richard Dumont, actuel chef du SAMU de Montpellier

Richard Dumont, patron du SAMU de Montpellier

Au départ, le SAMU était rudimentaire

Lors de sa création, le SAMU fonctionnait avec les moyens du bord, surtout au niveau des véhicules qui arrivaient à peine à grimper le Pas de l'Escalette, à l'époque, il n'y avait pas de tunnel. Michèle Rudelon est une des trois brancardières qui a ouvert le SAMU de Montpellier en 1967, à l'époque les locaux étaient au sein de l’hôpital psychiatrique de la Colombière.

" Nous n'avions pas d'horaire, c'était jour et nuit, 24h / 24, on dormait à l'hôpital. On faisait tout, on était standardiste et ambulancières. Les brancards à l'époque n'étaient pas sur pied, on les prenait par terre et on les tenait à bout de bras. On l'a payé cher physiquement. Mais on était folle de notre métier !"

Michèle Rudelou

Puis très rapidement, le service va se professionnaliser avec la mise à disposition d'un hélicoptère de la sécurité civile. Puis on équipe les ambulances d'une couveuse, c'est le SMUR néonatal, une première en France.

Aujourd'hui plus de 8 000 interventions par an

Aujourd'hui, les ambulances sont ultra-modernes avec tout le matériel dernier cri qui permet d'effectuer des réanimations à peu près n'importe où. Les accidents de la route ont fortement diminué et le SAMU intervient maintenant beaucoup plus à domicile, près de 8 000 interventions en ambulance par an, plus de 700 sorties en hélicoptère.

Un nouveau bâtiment verra le jour sur le site de Lapeyronie fin 2018 avec un héliport qui pourra accueillir trois hélicos mais aussi un grand garage pour les ambulanciers