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Le SDIS de la Marne premier à utiliser une technologie pour les patients en détresse respiratoire

Les sapeurs-pompiers de la Marne sont les premiers à se doter et à mettre en service l'appareil "Eolife", un appareil qui permet de calculer en temps réel la quantité d'oxygène à donner à une victime qui est en détresse respiratoire. Reportage au SDIS de la Marne.

Le boitier Eolife crée par la société française Archeon et testé par les pompiers du SDIS de la Marne.
Le boitier Eolife crée par la société française Archeon et testé par les pompiers du SDIS de la Marne. © Radio France - Sophie Constanzer

Le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Marne est le tout premier SDIS de France à acquérir et à mettre en service ce petit boîtier à peine plus gros qu'un téléphone portable "Eolife". Il permet de calculer en temps réel la quantité d'oxygène à donner à une victime qui est en détresse respiratoire, comme par exemple un patient Covid-19. Cet appareil a été développé par une société française basée à Besançon, Archéon, primée pour cette innovation au printemps 2020. 

Régulièrement les secouristes et même des professionnels aguerris ont tendance à ventiler trop vite et selon les patients trop fort ou trop peu, donc l'idée c'est de trouver le juste milieu

Le boîtier se place entre la partie masque du ballon qui permet de faire respirer un patient et le ballon sur lequel appuie le secouriste. "Il est là pour jouer un rôle d'indicateur, c'est à dire qu'il est capable de dire si vous ventilez trop fort, savoir si la fréquence des insufflations sont trop importantes ou pas assez importantes et également un critère d'efficacité par rapport à la présence ou non de fuites d'air", explique Aurélien Michaud, infirmier du SDIS de la Marne. Simple d'utilisation, intuitif, Eolife exige simplement de renseigner la taille du patient lors de la prise en charge d'une victime en détresse respiratoire. 

Et l'appareil Eolife répond à un constat sur le terrain. "Il est assez usuel de constater que régulièrement les secouristes et même des professionnels aguerris ont tendance à ventiler trop vite et selon les patients trop fort ou trop peu, donc l'idée c'est de trouver le juste milieu", explique le commandant Jean Charles Ramu, médecin chef du SDIS de la Marne. 

Une trentaine de personnes du SDIS de la Marne ont testé le dispositif Eolife.
Une trentaine de personnes du SDIS de la Marne ont testé le dispositif Eolife. © Radio France - Sophie Constanzer

Le commandant Jean-Charles Ramu est l'un des premiers à l'avoir testé et il le dit sans rougir, ça permet de corriger son geste et de se remettre en question : "je me suis moi même surpris quand j'ai commencé à ventiler, j'étais dans le bon volume mais par contre avec une fréquence un peu trop rapide...". Au total ce sont déjà une trentaine de personnes du SDIS de la Marne qui ont été formés à l'utilisation de cet appareil Eolife, chefs d'agrès et équipiers d'ambulances. Et l'objectif c'est que tous les sapeurs pompiers du département puissent le tester, au moins en formation. 

Explications à Fagnières au siège du SDIS de la Marne.

D'autres associations agrées de secourisme pourraient en profiter 

Et si les sapeurs pompiers voient l'intérêt d'Eolife, bien d'autres pourraient s'en servir selon le commandant Jean-Charles Ramu : "ça peut être destiné aux pompiers mais également au monde pré hospitalier à partir du moment où on prend en charge un patient en charge pour un arrêt cardio-respiratoire même si c'est un secouriste d'une association agrée de sécurité civile type Croix rouge ou Protection civile". Les sapeurs pompiers de la Marne ont même fait des retours d'expérience pendant plusieurs mois pour améliorer le dispositif tout comme le SDIS de Besançon ou encore la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. 

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