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Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

Limoges : un relais santé pour lutter contre le renoncement aux soins

mardi 28 mars 2017 à 18:13 Par Solène de Larquier, France Bleu Limousin

L'Assurance-maladie veut lutter contre le renoncement aux soins avec un dispositif national. En Haute-Vienne, le Secours populaire a déjà lancé une expérimentation. Depuis janvier 2016, des bénévoles aident les personnes les plus précaires à se soigner et à bénéficier des aides disponibles.

Une personne âgée dans un hôpital
Une personne âgée dans un hôpital © Maxppp - Sebastien JARRY

Haute-Vienne, France

Plus d'un quart des Français auraient déjà renoncé à se soigner pour des raisons financières, c'est que révèle la dernière enquête de l'Assurance-maladie qui veut agir sur ce problème. La Sécurité sociale veut étendre à tout le territoire un dispositif d'accompagnement personnalisé d'ici un an. En Haute-Vienne, le Secours populaire a déjà lancé une expérimentation. Depuis janvier 2016, des bénévoles aident les personnes les plus précaires à avoir accès aux soins et aux aides. Un sujet majeur puisque 32 % des ayant droits à la Couverture maladie universelle n'ont pas recours à leurs droits. Parmi les raisons, la complexité du système et des démarches administratives est souvent mise en cause et il y a également un problème d'accès à l'information. C'est ce qu'a pu remarqué Nicole Da Cruz, bénévole au Secours populaire depuis trois ans :

"Quand on se déplace avec le solidaribus du Secours populaire pour aller distribuer de l'aide alimentaire dans les campagnes, on rencontre des gens qui ignorent l'existence de la CMU. Donc ils payent une mutuelle alors que leurs revenus leur permettent de ne pas en payer et d'être couverts par la CMU." Nicole, bénévole au Secours populaire

Le Secours populaire a donc mis en place un Relais santé au sein de plusieurs de ses locaux et notamment à Limoges pour pouvoir sensibiliser les bénéficiaires mais aussi les visiteurs occasionnels. Ce dispositif est en expérimentation dans sept département, dont la Haute-Vienne, depuis trois ans. Le laboratoire GlaxoSmithKline a financé le projet auquel plusieurs institutions et associations prennent part. L'objectif est de rendre la santé plus accessible aux personnes en situation de précarité : "Par nos actions, nous touchons un public très large avec les bénéficiaires des paniers alimentaires, les personnes qui font partie du chantier d'insertion ou encore ceux qui participent aux séjours vacances" détaille Emmanuelle Morel, coordinatrice du relais santé du Secours populaire 87.

C'est dommage qu'il n'y ait pas plus d'initiatives comme ça car il y a des gens qui ne savent rien sur le système de santé et qui sont en galère à cause de ça." René, bénéficiaire du Secours populaire

C'est justement pour sensibiliser le public que le Secours populaire, la Caisse Assurance Retraite et Santé au Travail et la Caisse primaire d'assurance maladie ont organisé le second forum d'information santé le mercredi 8 février 2017. Le thème de cette réunion concernait les droits en termes de couverture santé et pour la retraite. René y a notamment appris qu'il pouvait toucher une CMU pour 45 euros au lieu de payer 100 euros chaque mois pour une mutuelle. Un poids non négligeable sur les finances de ce bénéficiaire du Secours populaire qui ne touche qu'une pension d'handicapé.

L'accès aux soins reste quelque chose de très intime dont on ne parle par forcément" - Emmanuelle Morel, coordinatrice du relais santé en Haute-Vienne

"L'accès aux soins reste quelque chose de très intime dont on ne parle pas forcément à des personnes que l'on ne connaît pas. Il n'est pas facile d'aborder les gens pour parler de ces questions mais en leur proposant de petites actions comme des dépistages anonymes, les gens commencent à participer", explique Emmanuelle Morel qui coordonne le relais santé en Haute-Vienne. La bénévole Nicole Da Cruz renchérit : "On a une proximité avec les personnes que l'on aide. Quand on leur demande comment ils vont, s'ils ont des soucis qui concernent la Sécu par exemple, ils nous le disent car ils savent qu'on a un dispositif." Le Relais santé entame sa troisième année d'existence et donc la dernière année prévue par l'expérimentation. Le dispositif devrait perdurer à condition que le financement soit assuré.

L'accès aux soins et les droits à la couverture santé sont d'ailleurs des questions aux cœur des débats de la présidentielle 2017.

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