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Santé – Sciences

Le secret de l'amnésique de Marseille n'a toujours pas été percé

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Un an et demi après son admission à l’hôpital psychiatrique Edouard-Toulouse à Marseille, un homme d'une trentaine d'années n'a toujours pas d'identité. Un patient soigné comme les autres par le personnel.

Le personnel du pavillon des Baumillions à l'hôpital Edouard Toulouse à Marseille
Le personnel du pavillon des Baumillions à l'hôpital Edouard Toulouse à Marseille © Radio France - David Aussillou

Marseille, France

Dans les couloirs du pavillon les Baumillions de l’hôpital Edouard Toulouse, un des 25 patients déambule tranquillement, avec le sourire, sans dire un mot. Cet homme a fait la une des journaux il y a quelques mois, lors d'un appel à témoins lancé par la justice pour retrouver son identité. Des amnésiques sans nom, parfois mutiques, les médecins, les infirmières et les aides soignantes de l'établissement ont l'habitude d'en soigner. "Pour nous, ce sont des patients comme les autres, précise Sophie Chaouali, cadre de santé. On apprend à les connaître et on adapte les soins à leur situation. Ça ne pas pose pas de problème". La seule différence officielle est dans leur dossier. Comme nom, l'administration de l'hôpital leur donne la date de leur arrivée : "Monsieur 13-Août" par exemple.

Histoire sans paroles

En attendant de retrouver l'identité d'un patient amnésique, la mission de l'hôpital est d'abord de le rassurer. Parce que quelqu'un qui a perdu son identité a souvent vécu un traumatisme. Il faut le "stabiliser" disent les médecins. Et puis l'aider à se retrouver. Qu'il parle ou pas, il faut communiquer avec lui. "Y'a pas que la parole, il y a aussi le contact, les mimiques, confie Corinne, aide soignante. On essaie de les consoler. De leur faire penser à autre chose. De leur faire faire une activité."  Et à force, on apprend à se connaître. Toujours sans paroles, mais avec des progrès, comme le dit Emilie, infirmière : "Si la personne, elle est là depuis un moment. On apprend à la connaître. Puis il y a un lien qui se crée. Et on arrive à comprendre la personne de mieux en mieux. Il y a une évolution. On s'adapte." 

Un surnom gardé secret

Parfois le personnel d'Edouard-Toulouse parvient à percer le mystère. Raphaël n'est pas que l'infirmier qui donne un traitement au patient. À sa façon, il enquête pour essayer de retrouver l'histoire d'un inconnu.  "On va observer son comportement, ses réactions, dit-il. C'est un peu une enquête en fait. On va essayer de trouver ses loisirs, ses hobbies. On a eu déja le cas de patients qui arrivent sans identité. Avec un peu de chance, on arrive à retrouver un proche qui peut nous donner l'identité du patient.

Mais ça ne se termine pas toujours comme ça. L'homme pour lequel la justice a lancé un appel à témoins à l'automne dernier à Marseille, reste sans identité. Les autres patients lui ont donné un surnom que l'hôpital refuse de communiquer. Secret médical.

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