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Le secrétaire d'Etat chargé du numérique était dans la Loire à la veille de mobilisations anti-5G à Lyon

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

A la veille d'une journée de mobilisations des opposants à la 5G à Lyon, le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique était en déplacement dans la Loire ce vendredi 19 septembre. Une venue de Cédric O dans un département pionnier de la fibre depuis des années.

Le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique Cédric O était en déplacement dans la Loire ce vendredi 18 septembre.
Le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique Cédric O était en déplacement dans la Loire ce vendredi 18 septembre. © Radio France - Julien Gonzalez

Le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique était dans la Loire ce vendredi 19 septembre. Au programme : Saint-Etienne, Saint-Genest-Malifaux ou encore Saint-Just-en-Bas. Cédric O est en effet venu vanter la fibre dans le département qui est un véritable pionnier dans le développement du très haut débit. Et il en a profité pour assurer des efforts du gouvernement pour accélérer l'implantation de la fibre dans le département de la Loire comme en France, la fibre étant selon lui, avec la 5G également prochainement, un vecteur qui permet de casser "la fracture numérique". 

"On veut vraiment accélérer extrêmement fortement sur la question de la fracture numérique et sur la question de la couverture du territoire" - Cédric O, secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique

Selon le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique, il faut continuer d'accélérer le développement de la fibre car cette technlogie de très haut débit permet plus d'égalité d'accès au numérique entre les territoires.

"C'était important pour moi de venir dans la Loire parce que c'est le premier département en terme de déploiement de la fibre, on est même à 100% fibre dans la zone d'initiative publique, c'est-à-dire hors agglomération de Saint-Etienne et Roanne. Nous on veut vraiment accélérer extrêmement fortement sur la question de la fracture numérique et sur la question de la couverture du territoire. Et on veut aussi avancer sur la 5G. La priorité c'est le numérique du quotidien, c'est d'apporter de la bonne connexion parce que quand on n'a pas la bonne connexion aujourd'hui, c'est un peu l'enfer ! Aujourd'hui, on a besoin de l'eau, de l'électricité, du téléphone mais on a aussi besoin de la connexion internet !"

Un déplacement du secrétaire d'Etat dans des zones rurales du département comme à Saint-Genest-Malifaux où de nombreux habitants revendiquent d'avoir un accès internet qui fonctionne vite et bien. C'est le cas de Bruno Lardon qui a fait le choix de passer de l'ADSL à la fibre pour son commerce, une cave à fin, et la différence a été immédiate pour ses affaires.

"On est passé du XIXe au XXIe siècle !" - un commerçant de Saint-Genest-Malifaux ravi de la fibre pour son commerce 

Pour ce commerçant installé à Saint-Genest-Malifaux, le passage de l'ADSL à la fibre a été un énorme plus pour ses affaires.

"Nous, on voit vraiment la différence avec la fibre sur les paiements carte, les authentifications sont instantanées. On utilise énormément de lignes, les alarmes... Tout va beaucoup plus vite ! C'est incroyable : nous sommes dans un lieu très isolé où il n'y avait aucun réseau, avec un débit insignifiant et on est passé du XIXe au XXIe siècle !"

Et il est loin d'être le seul raccordé à la fibre dans cette commune rurale de la Loire. Le répartiteur de connexions a été installé ici fin janvier... et il y a déjà 319 abonnés ! Une demande qui explose ici comme dans tout le département qui termine cette année 2020 entièrement fibrée, véritable fierté pour Bernard Soutrenon, vice-président du Syndicat intercommunal d'énergies de la Loire. 

"L'Ardèche, la Haute-Loire et dans une certaine mesure le Puy-de-Dôme et l'Allier nous envient puisque eux ont démarré mais beaucoup plus modestement" - Bernard Soutrenon, vice-président du Syndicat intercommunal d'énergies de la Loire

La Loire est le premier département entièrement fibré, une satisfaction pour Bernard Soutrenon, vice-président du Syndicat intercommunal d'énergies de la Loire.

"C'est le premier département à boucler l'objectif fibre en zones rurales, les zones de montagne nous envie et en particulier l'Ardèche, la Haute-Loire et dans une certaine mesure le Puy-de-Dôme et l'Allier puisque eux ont démarré mais beaucoup plus modestement. Aujourd'hui, on passe carrément chez l'usager de 512 ko de disponibilités à 100 mo ce qui est énorme en termes d'écart de fonctionnement". 

Et l'objectif ne s'arrête pas là : la Loire espère s'approcher de la barre des 200 000 prises installées d'ici la fin de l'année... et compter sur 50% d'abonnés dans les mois à venir. Un déplacement symbolique fort du secrétaire d'Etat alors qu'une journée de mobilisation est organisée ce samedi 19 septembre à Lyon par des opposants à la 5G. Avec pour slogan : "stop à la 5G et au tout numérique" pour cette première en France, les organisateurs espèrent sensibiliser aux risques que va faire encourir selon eux la 5G. 

Denis Nicolier, un des animateurs stéphanois du collectif "stop Linky 5G Loire", s'inquiète des risques sanitaires et environnementaux liés à l'arrivée de la 5G selon lui.
Denis Nicolier, un des animateurs stéphanois du collectif "stop Linky 5G Loire", s'inquiète des risques sanitaires et environnementaux liés à l'arrivée de la 5G selon lui. © Maxppp - Julien Gonzalez

D'abord sur la forme, les organisateurs critiquent l'absence d'une consultation publique préalable au déploiement à venir de la 5G comme l'explique Denis Nicolier. Cet animateur stéphanois du collectif "stop Linky 5G Loire" assure notamment que"des sondages parus montrent qu'à peu près les deux tiers et même un peu plus des Français sont très méfiants par rapport à la 5G voire opposés". 

Et sur le fond surtout, parmi les angoisses les plus fortes liées à la 5G selon l'opposant, il y a les risques sur la santé humaine que pourrait avoir la multiplication des antennes avec la 5G... multiplication des antennes qui augmentera automatiquement le niveau d'exposition aux ondes.

"Des études ont déjà montré que l'ADN était abîmée par l'emploi de ces ondes électromagnétiques à haute dose !" - Denis Nicolier, animateur stéphanois du collectif "stop Linky 5G Loire

Selon Denis Nicolier, le déploiement à venir de la 5G soulève des risques pour la santé avec l'augmentation de l'exposition aux ondes électromagnétiques de cette nouvelle technologie.

"Le gouvernement promeut cette 5G sans même avoir fait les études nécessaires pour savoir quelles seront les retombées négatives pour la santé des gens. Des études ont déjà montré que l'ADN était abîmée par l'emploi de ces ondes électromagnétiques à haute dose ! Et les cancers sont un phénomène potentiellement avéré ! D'ailleurs nous on manifeste devant le CIRC, le Centre International de Recherche contre le Cancer, qui a classé les ondes électromagnétiques en 2011 comme cancérogènes probables."

Une critique que ne partage pas Cédric O. Le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique assure de son côté qu'il n'y a aucune preuve des risques sanitaires des ondes électromagnétiques...et donc de l'arrivée de la 5G. 

"Aujourd'hui on n'a jamais démontré qu'il y avait un problème avec les ondes électromagnétiques !" - Cédric O 

Selon Cédric O, il n'y a aucune preuve des risques sanitaires des ondes électromagnétiques.

"Les choses sont assez claires : il y a encore un rapport qui a été rendu il y a deux jours, qui rend le même avis que l'ensemble des avis des autorités sanitaires de tous les pays et de l'ensemble des recherches académiques qui ont lieu depuis 50 ans sur la question des ondes électromagnétiques, c'est qu'aujourd'hui on n'a jamais démontré qu'il y avait un problème avec les ondes électromagnétiques ! Et même malgré le fait qu'on n'ait jamais démontré qu'il y a un problème en-dessous des seuils d'exposition, on va encore renforcer le cadre français d'encadrement des ondes électromagnétiques". 

Autre inquiétude soulevée par les anti 5G : l'impact écologique de cette nouvelle technologie "avec la multiplication [selon Denis Nicolier] de nouveaux équipements et d'objets connectés qui vont être source de pollution très forte ainsi que l'explosion de la consommation électrique à venir avec l'arrivée de la 5G". Dernier risque pointé du doigt par les opposants : celui d'une surveillance accrue des données numériques

"On est déjà surveillés mais la 5G va être un accélérateur !" - Denis Nicolier

Denis Nicolier pointe du doigt le risque d'une surveillance accrue des données numériques avec l'arrivée de la 5G.

"On est déjà surveillés mais la 5G va être un accélérateur parce que la vitesse de transmission est beaucoup plus rapide, c'est une normalisation aussi de tous les dispositifs donc ça va permettre de croiser beaucoup plus facilement les informations dans tous les domaines. On est dans le big data c'est-à-dire qu'on connait toute la vie des gens et du coup on peut les pister dans leur vie courante. Donc c'est une société de surveillance, de contrôle, une société policière type 1984". 

Un marché de la 5G qui n'est pour l'heure pas encore officiellement lancé. Mais les enchères d'attribution de ses fréquences seront lancées le 29 septembre. Chaque opérateur doit en effet acquérir le droit d’émettre des ondes « hertziennes » sur une certaine fréquence pour mettre en place son nouveau réseau mobile.

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