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Sidaction : le VIH, il faut continuer d’en parler !

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Par , France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie
Grenoble, France

La campagne d'appel au dons du Sidaction a débuté jeudi et continue jusqu’à la fin du weekend. Le professeur Olivier Epaulard, médecin spécialiste des maladies infectieuses et président du COREVIH pour l’arc alpin est venu rappeler l’importance de parler et de craindre le virus.

Professeur Olivier Epaulard, président de COREVIH (Comité de coordination de la lutte contre l'infection par le VIH) pour l’arc alpin
Professeur Olivier Epaulard, président de COREVIH (Comité de coordination de la lutte contre l'infection par le VIH) pour l’arc alpin - Louise Klethi

Pour les trois départements : la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère c’est 2600 personnes porteuses du VIH. Ce chiffre suit une courbe toujours ascendante. Plus concrètement, dans ces trois départements de l'arc alpin, il y a en moyenne deux personnes dépistées positives au VIH par semaine. Preuve pour le médecin Olivier Epaulard que : « l’épidémie est toujours en court ».

"Il faut continuer à redouter le et continuer à se protéger contre le virus" — Olivier Epaulard, médecin spécialiste des maladies infectieuses et président du COREVIH

France Bleu Isère - L'invité de 7h50 : le professeur Olivier Epaulard, médecin spécialiste des maladies infectieuses et président de COREVIH (Comité de coordination de la lutte contre l'infection par le VIH) pour l’arc alpin

Ce qui est plus inquiétant c’est la tendance nationale à l’augmentation des cas de contamination chez les 15-24 ans. Pour le président de du COREVIH (comité de coordination de la lutte contre l'infection par le VIH) pour l’arc alpin, cette tendance a une explication paradoxale : « On a trouvé des traitements permettant aux personnes infectées par le VIH de vivre en bonne santé. Les gens ont l’impression, surtout les plus jeunes, que l’infection ne doit plus être redoutée. » Or ce sujet point le professeur Epaulard est catégorique : « Il faut continuer à redouter le VIH et continuer à se protéger contre le virus »

Craindre le virus mais pas les personnes infectées

L’enquête récente du Sidaction a montré combien la perception des jeunes sur le VIH est pleine de fausses idées. C’est pour cela, selon le président du COREVIH qu’ « il faut continuer à en parler, ça ne doit pas être un sujet tabou. »

"Il faut craindre le virus mais n’avoir aucune crainte des personnes infectées" — Olivier Epaulard, médecin spécialiste des maladies infectieuses et président du COREVIH

Olivier Epaulard regrette une dérive : les personnes infectées par le VIH sont victimes de nombreuses discriminations. Le regard de la société envers les séropositifs a un poids considérable. Or pour le médecin rappelle : « Il faut craindre le virus mais n’avoir aucune crainte des personnes infectées. » En effet, pour le spécialiste ces craintes sont infondées car une personne suivant un traitement pour sa séropositivité n’est pas contagieuse.

Le dépistage est toujours capital

Le SIDACTION représente une occasion annuelle de parler de l’infection et de sensibiliser tout le monde. Notamment sur l’importance du dépistage. Le crédo du médecin Olivier Epaulard : « Le dépistage est toujours aussi important. » D’autant plus qu’il est très facile de se faire dépister : soit dans un centre de dépistage, soit en achetant un autotest en pharmacie. Ils sont délivrés sans ordonnance et en une quinzaine de minutes on dispose du résultat.

Enfin, la campagne d'appel aux dons du Sidaction reste essentielle pour faire avancer la recherche sur le virus et son traitement. L’édition de l’an passé avait permis de récolter plus de quatre millions d’euros. 

© Visactu
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