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Dossier : Coronavirus

Le travail de l’École des Mines sur les masques reconnu par l’Agence nationale du médicament

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

En pleine période de Covid-19, l’Université Jean-Monnet et l’École des Mines de Saint-Étienne viennent d’être certifiées par l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour leurs tests de qualité des masques.

Le travail de laboratoire pour tester  la qualité des masques
Le travail de laboratoire pour tester la qualité des masques - Jérémie Pourchez

Depuis plusieurs années maintenant, cette unité de recherche travaille sur la mesure de l’efficacité de filtration des masques à destination du personnel soignant et du grand public. Un thème de recherche qui prend toute son importance depuis deux mois, les masques devenant l’une des parties les plus visibles des gestes barrières. Jérémie Pourchez le directeur de recherche de ce projet à l’École des Mines de Saint-Étienne, explique comment dans son laboratoire, on évalue la qualité d’un masque en vue de sa certification. 

"L’École des Mines de Saint-Étienne et son partenaire l’université ont mis au point un test qui permet de mesurer l’efficacité de filtration des masques chirurgicaux. On travaille depuis maintenant une dizaine d’années sur l’inhalation des particules, aussi bien pour guérir les gens que sur tout ce qui peut les rendre malade et on a depuis plusieurs années une expertise avec l’université sur les aérosols de pathogènes que l’on peut respirer. On utilise comme test une petite gouttelette d’eau qui fait trois micromètre qui correspond en fait à ce qu’on peut générer quand on éternue et c’est goutte doit contenir à l’intérieur un germe pathogène qui dans le texte réglementaire est un un staphylocoque doré. Et on teste la capacité de ce germe à traverser le masque. S'il est de bonne qualité de filtration alors l’agence réglementaire peux lui attribuer le marquage CE."

L’École des Mines et l’université de Saint-Étienne sont à ce jour le seul centre de recherche français agrée sur ce domaine d’expertise. Dans le monde, seuls trois pays possèdent des unités comparables, la Belgique, l’Autriche et les États-Unis. 

L'école des mines de Saint Etienne
L'école des mines de Saint Etienne © Radio France - Yves Renaud

En plus de la recherche sur la qualité des masques neufs sortant des usines de production, le laboratoire du centre « Ingénierie et santé » de l’École des Mines de Saint-Étienne travaille également sur le recyclage des masques chirurgicaux, un thème devenu prioritaire pour le gouvernement avec les pénuries enregistrées durant la crise du Covid-19. Et dans ce domaine l’expérience de l'unité stéphanoise est très précieuse.  

Le meilleur masque du monde ne vaut pas grand chose, s'il est mal utilisé

Le centre de recherche « Ingénierie et santé » de l'École des Mines associé à l'université Jean-Monnet travaille donc sur la qualité de filtration des masques qui permet ensuite leur certification. Il suffit de se promener dans les rues, les magasins ou les transports en commun en ce moment pour voir des masques utilisés n’importe comment par le grand public. On l’enlève, on le remet, on le laisse pendre sous son menton, en fait il est rarement à sa place à la fois sur la bouche et sur le nez. 

Le MAUVAIS exemple ... à ne pas suivre
Le MAUVAIS exemple ... à ne pas suivre © Radio France - Yves Renaud

Dans ces conditions Jérémie Pourchez, directeur  de recherche de l’École des Mines, qui travaille sur la qualité de filtration des masques est un peu dépité.

"Avoir un masque de bonne qualité, c’est extrêmement important. Donc l’objet de la recherche, c’est d’évaluer si ces masques sont de bonne qualité avec des mesures réglementaires, mais un autre point important, c’est aussi bien entendu d’éduquer le public, de faire de la communication, de la pédagogie, pour que les gens connaissent les bons gestes pour utiliser un masque. Ne pas toucher ce masque une fois qu’il est positionné sur votre visage, ne pas le toucher et bien le laisser en place durant plusieurs heures et lorsque vous l’enlevez, évitez de toucher l’extérieur du masque et tout de suite après se laver les mains."

Depuis quelques mois, le laboratoire a testé une soixantaine de masques. Les plus performants FFP2 atteignant plus de 90% de filtration effective. Les plus courants chirurgicaux entre 70 et 80 % et troisième catégorie les masques en tissus fabriqués sans label de certification, très hétérogènes en fonction des tissus utilisés, mais qui ont quand même leur utilité en milieu normal.

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