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Le variant anglais concerne "à peu près" un millier de personnes en France selon le Conseil scientifique

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le variant anglais du coronavirus concerne environ un millier de personnes en France, a annoncé le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique ce mercredi sur franceinfo. Il juge pour l'instant qu'il n'est pas utile de fermer les écoles en France.

Un Conseil de défense sanitaire pourrait décider mercredi de nouvelles mesures pour contenir la hausse des contaminations au coronavirus et affronter sa variante la plus contagieuse.
Un Conseil de défense sanitaire pourrait décider mercredi de nouvelles mesures pour contenir la hausse des contaminations au coronavirus et affronter sa variante la plus contagieuse. © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Le variant anglais du coronavirus concerne "à peu près" un millier de personnes en France, "la question n'est pas de le bloquer mais de le ralentir" a déclaré le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique ce mercredi sur franceinfo. Il s'est dit "très préoccupé par le variant anglais" : "Plus vite on prend les décisions, plus elles seront efficaces et éviteront des décisions plus difficiles, plus tardivement". Face à la multiplication des variants, il appelle aussi à "restreindre de façon drastique" nos relations avec l'Afrique du Sud, La Réunion et Mayotte.

Les écoles ouvertes mais surveillées

Le professeur préconise "des mesures de surveillance plus strictes" mais le conseil scientifique français juge pour l'instant qu'il n'est pas utile de fermer les écoles en France. "On pense que les données anglaises sur la pénétration du virus ne sont pas suffisamment claires pour nous pousser à fermer les écoles en France", a expliqué Jean-François Delfraissy.

Il estime que les écoles peuvent toujours accueillir les élèves, mais sous le régime d’une "ouverture sous surveillance. Il faut pouvoir dépister très vite les cas, identifier s'il s'agit d'un mutant anglais ou pas, et prendre une décision de fermeture de classe, voire de collège en changeant la règle actuelle. Dès le premier cas de contamination au variant anglais nous devons fermer la classe".

Le président du Conseil scientifique préconise de mettre en place "une surveillance de type dépistage non pas massif, mais ciblé au niveau des écoles et des enseignants pour se rendre compte au fur et à mesure du pourcentage de ce que représente le variant anglais dans les écoles. La difficultés étant que les enfants sont, dans la majorité des cas, strictement asymptomatiques". S’il est l’objet de la plus grande attention, ce variant anglais "n’est pas plus grave chez les enfants", souligne par ailleurs Jean-François Delfraissy.

En ce qui concerne les universités, le Conseil scientifique a recommandé au gouvernement "une attention particulière" : selon lui les conséquences "sociétales et psychiques chez nos jeunes étudiants est un problème majeur" et "le niveau d'anxiété et le niveau de dépression, en particulier chez les étudiants en première année qui n'ont pas eu de contact avec leurs camarades est un problème majeur. Il faut tout faire pour qu'on puisse reprendre en présentiel une partie de l'activité des étudiants de l'enseignement supérieur à partir des vacances de février, pour le deuxième semestre de l'année universitaire".

Réouverture des lieux de culte

Le président du conseil scientifique, qui a rendu mardi soir son avis au gouvernement avant un conseil de défense programmé ce mercredi matin, a ajouté qu'il ne prenait pas position sur la réouverture des lieux de culture.

"Trois mois difficiles à venir"

Selon le professeur, la France va encore connaître "trois mois difficiles à venir" : "Les choses iront mieux au printemps et devraient s'améliorer à la fin de l'été", "on pourrait sortir en grande partie de cette crise autour de septembre 2021", dit Jean-François Delfraissy, qui précise toutefois que nous devrons sans doute "continuer à porter des masques" à cette période. 

La campagne de vaccination des plus de 75 ans commence désormais en dehors des Ehpad. Les prochains mois s'annoncent importants. "Nous pourrions savoir, déjà, si on arrive à vacciner les 10 à 12 millions des personnes les plus fragiles", pour la mi-avril, explique-t-il. A ce moment-là, on saura également si les vaccins "jouent un rôle sur la transmission" et "on aura de nouveaux vaccins plus faciles à utiliser et ce probablement dès la mi-février" ce qui permettra de vacciner plus facilement la "population générale". Par ailleurs, le climat devrait aider, estime le Conseil scientifique.

Attention, prévient toutefois Jean-François Delfraissy, "le vaccin est la porte de sortie mais n'attendons pas non plus tout du vaccin. Il va permettre de sortir, de protéger les plus anciens, peut-être un jour de jouer un rôle sur la transmission" du virus. "Nous restons toutefois sur l'année 2021 avec un certain nombre de mesures barrières mais avec une vie sociale qui pourrait s'élargir et s'ouvrir", tempère-t-il.

La situation sanitaire de la France est meilleure "que l'ensemble des pays européens" a déclaré le président du Conseil scientifique. Il y a eu selon lui "beaucoup de french bashing."

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