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Le variant anglais présent dans la Vienne et les Deux-Sèvres

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Poitou

Le Dr. Simon Sunder, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Niort, indique ce vendredi sur France Bleu Poitou que le variant britannique est confirmé pour la première fois dans les Deux-Sèvres, département le plus touché par l'épidémie de Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine.

Le docteur Simon Sunder est le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Niort.
Le docteur Simon Sunder est le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Niort. © Radio France - Noémie Guillotin

C'est le témoignage d'un soignant en première ligne depuis le printemps 2020. Invité de France Bleu Poitou vendredi matin, le docteur Simon Sunder, infectiologue à l'hôpital de Niort, fait un état des lieux de l'épidémie de coronavirus. Il révèle que le variant anglais est aussi bien présent dans la Vienne que dans les Deux-Sèvres. 

"On a eu un patient admis en réanimation qui a été confirmé comme atteint du variant anglais et nous avons un cluster dans le département de ce variant". Il s'agit d'un cluster privé à la fois professionnel et familial près de Niort, dans le secteur du marais poitevin, précise le directeur de l'agence régionale de santé dans les Deux-Sèvres Laurent Flament.

"Six patients en réanimations, c'est beaucoup par rapport au nombre de lits disponibles"

Considérée comme plus contagieuse et plus meurtrière, cette souche mutante du Covid-19 fait craindre le pire aux soignants tels que le chef du service des maladies infectieuses à Niort. "Cela nous inquiète parce que notre hôpital comme les autres centres de santé est en tension; nous n'avons pas vu l'épidémie s'arrêter après la deuxième vague et on voit que ça monte depuis la fin des fêtes et si maintenant en plus, le variant devient majoritaire, on s'attend à recevoir encore plus de monde à l'hôpital donc c'est une réelle source d'inquiétude," confie le Dr. Sunder.

"Notre unité d'hospitalisations est, en permanence, quasiment pleine" 

Un reconfinement : et si c'était déjà trop tard ?

Alors que le tour de visse sanitaire ne fait plus de doute et qu'Emmanuel Macron pourrait prendre la parole ce dimanche, le docteur Sunder se montre favorable à un reconfinement sans vraiment savoir "à quelle sauce on va être mangés. Le passé a montré que les confinements sont efficaces pour faire reculer l'épidémie".

"La vraie question c'est de savoir si lors de la mise en place du confinement, on aura assez de délai pour voir reculer le nombre de cas à l'hôpital"

L'infectiologue niortais doute que ce délai soit suffisant. "On n'en est pas certain car il faut quand même quelques semaines pour observer l’impact des mesures que l'on met en oeuvre." La question de l'ouverture des écoles en cas de reconfinement est tout aussi épineuse. 

"Les enfants sont plus touchés par le variant anglais et donc plus contagieux donc on va dire que la période des vacances qui arrive sera un bonne opportunité pour ralentir un peu la vague épidémique".

Et puis il y a les "mauvaises nouvelles" concernant les livraisons de vaccins

Au sujet de la polémique sur l'éventuelle sous-dotation en vaccins du département des Deux-Sèvres par rapport à la Vienne, le docteur Sunder indique avoir "appris sur France Bleu Poitou" que le CHU de Poitiers allait fournir 800 doses au territoire deux-sévrien. Le début poussif de la campagne vaccinale n'a pas étonné l'infectiologue "puisque les arrivées de vaccins se faisaient au compte-gouttes ou presque". 

"C'est vrai que l'on a de mauvaises nouvelles sur les retards de livraison de la part des laboratoires Pfizer, AstraZeneca et aujourd'hui Moderna"

"C'est très compliqué de répondre aux sollicitations de personnes qui veulent se faire vacciner alors que nous sommes dans l'impossibilité de leur proposer de nouveaux rendez-vous."

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