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Ile-de-France : le variant britannique majoritaire dans l'Est de notre région avec plus d'un cas sur deux

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Par , France Bleu Paris

Selon le président du syndicat national des biologistes, le variant anglais représente plus de 50% des cas dans l'Est de l'Ile-de-France, 32% à l'Ouest, et plus de 20% dans le Nord et le Sud. Mais c'est l'émergence des variants sud-africain ou brésilien qui inquiète.

Une biologiste d'un laboratoire analyse un test PCR.
Une biologiste d'un laboratoire analyse un test PCR. © Radio France - Odile Senellart

Le variant anglais est devenu majoritaire dans l'Est de l'Ile-de-France. Les données du syndicat national des biologistes qui travaillent dans les laboratoires français ont permis d'établir une cartographie de la présence de la souche britannique dans la région. 

Ce variant est "à plus de 50% à l'Est" de la région francilienne, "32% à l'Ouest, 20,7% au Nord, 25,3% dans le Sud", détaille le président du syndicat, docteur François Blanchecotte, invité de France Bleu Paris ce vendredi.

Dans Paris, le variant anglais représente "entre 20,7 et 37,9%" des contaminations en fonction des arrondissements. 

Les variants sud-africain ou brésilien représentent "entre 0.8 et 3.6%" dans la capitale, contre 4 à 5% en moyenne en France.

Mais c'est dans l'Est de la France, que l'évolution est "inquiétante", avec un développement du variant sud-africain et brésilien "entre 19 et 31.63% sur trois départements". "Ce qui est inquiétant c'est l'émergence de ces virus, parce qu'on a vu qu'il y avait une possibilité qu'ils soient réfractaires aux vaccins."

Les biologistes mobilisés pour les prélèvements salivaires

Depuis jeudi, les prélèvements salivaires sont déployés dans quatre établissements parisiens pour dépister massivement les élèves avant d'être généralisé à la rentrée des vacances dans toutes les écoles, collèges et lycées. L'objectif est d'effectuer 200.000 à 300.000 tests par semaine. 

Les laboratoires pourront-t-ils suivre la cadence? "Un protocole doit être établi dans la journée avec l'éducation nationale", indique le docteur Blanchecotte. 

Le syndicat national des biologistes "souhaiterait une aide" avec des professionnels de santé ou habilités à recueillir la salive des élèves. Pour l'instant, il est prévu que les biologistes des laboratoires passent "toutes les semaines dans les écoles" pour recueillir les prélèvements salivaires, explique le docteur Blanchecotte.

Ces prélèvements salivaires nécessitent "les mêmes examens" que pour les prélèvements PCR, donc on peut savoir si les élèves ont contracté un variant ou la souche initiale même si "c'est un petit peu plus compliqué parce qu'il faut diluer, inactiver le virus, et il faut un volume important de salive."

Pour l'instant, ce test salivaire n'est pas accessible auprès de la population générale. Pas la peine de se présenter dans un labo, vous ne pourrez pas cracher dans un tube. Il faut toujours en passer par le coton-tige dans le nez, précise le docteur Blanchecotte. Ces prélèvements salivaires sont pour le moment réservés à  "un dépistage de masse."

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