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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Le variant du Covid-19 est un faux problème" estime une infectiologue du CHU de Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie

Peur des vaccins, peur du variant du Covid-19 qui n'a pourtant jamais été identifié en Occitanie... L'infectiologue Muriel Alvarez, du CHU de Toulouse, balaie pour France Bleu Occitanie les principaux sujets d'inquiétude au sujet du coronavirus.

Le Dr Muriel Alvarez, infectiologue au CHU de Toulouse.
Le Dr Muriel Alvarez, infectiologue au CHU de Toulouse. © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Le variant du Covid-19, en Angleterre et en Afrique-du-Sud, suscite de vives inquiétudes en France alors qu'une dizaine de cas seulement sont avérés dans notre pays. On le dit plus grave, plus facilement transmissible, plus dangereux pour les enfants. Le Dr Muriel Alvarez, infectiologue au CHU de Toulouse répond aux questions de France Bleu Occitanie.

Que répondez-vous à ceux qui préfèrent attendre pour se faire vacciner ?

Dr Muriel Alvarez : C'est dommage, surtout pour les personnes fragiles. Le virus est là, le vaccin est très efficace. Pourquoi prendre le risque d'attraper la maladie alors qu'on a le remède ? On connait la réticence des Français vis-à-vis des vaccins, sur tous les sujets d'ailleurs. On a plus peur des effets secondaires des vaccins que des maladies. Ce qui doit faire peur ce sont les maladies. Revenons à la réalité. Le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, on les a oubliées, mais elles ont été mortelles.

Le vaccin Pfizer est basé sur une technologie très innovante. On n'injecte pas le virus dans l'organisme, contrairement à la plupart des vaccins ?

Tout à fait, mais ça n'est pas complètement nouveau, on a déjà utilisé cette technologie. Les gens pensent que ce sont vaccins "génétiques", à tort. L'ARN-messager est un bateau pour amener l'élément sur lequel notre organisme va réagir et sécréter des anticorps pour nous protéger. C'est un leurre, un cheval de Troie. Notre organisme va croire qu'il est attaqué, alors qu'il ne l'est pas et il va secréter ces petits guerriers, ces anticorps pour éviter de faire la maladie.

Le vaccin Moderna, autorisé par Bruxelles, fonctionne de la même façon ?

Oui, la seule différence concerne les moyens de conservation. Ils sont plus simples avec Moderna qu'avec Pfizer.

Parlons du variant du virus, avec quelques cas en France. Est-il arrivé chez nous ?

Non, il n'y a pas eu d'identification de ce variant en Occitanie. C'est presque un fauc problème au niveau clinique. C'est une vraie attention qu'il faut avoir au niveau virologique et épidémiologique. Mais il n'est pas plus dangereux. Le variant donne la même maladie, ni plus grave, ni moins grave. Il se transmet de la même façon mais on ne sait pas pour l'heure si il est plus transmissible, on n'a aucune preuve. 

C'est donc la même typologie de virus que la souche-mère, avec la même maladie. Et surtout, le vaccin fonctionne contre ce variant.

On entend dire que ce variant touche davantage les enfants. Vrai ou faux ?

A ce jour, on n'a pas d'élément probant sur le fait que les enfants soient plus exposés au variant. Au Royaume-Uni où il sévit, la politique vis-à-vis du virus est très différente de la France, on ne peut pas comparer.

Êtes-vous favorable aux grands sites de vaccination, ces "vaccinodromes", pour aller plus vite ?

Pourquoi pas. Tout les moyens qui peuvent être utilisés pour vacciner un maximum de personnes en un minimum de temps sont bons.

Vous avez reçu la Légion d'honneur avec d'autres soignants. Comment vivez-vous cette reconnaissance?

Je suis contente et fière, mais je suis un peu gênée car c'est un travail collectif que nous avons réalisé. Je crois que cela souligne la qualité de notre service de santé, que l'on critique parfois mais qui a su faire face. C'est l'ensemble des soignants du CHU de Toulouse qui sont honorés.

Dès cette semaine, plus de 80.000 doses de vaccins sont disponibles à l’échelle de la région Occitanie. À ce jour, une trentaine de centres de vaccination sont déployés dans toute la région pour vacciner ces professionnels. La vaccination va démarrer dès la semaine prochaine pour 77 établissements pour lesquels elle était initialement prévue dans deux semaines.

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