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Santé – Sciences

Leptospirose : comment éviter la "maladie du rat"

Appelée communément "maladie du rat" car véhiculée notamment par des rongeurs, la leptospirose affecte chaque année en France métropolitaine environ 600 personnes. En Haute-Saône, trois jeunes gens ont été infectés après une baignade. Les conseils de l'ARS pour éviter la contamination.

Le ragondin, comme le rat et d'autres rongeurs, peut être un vecteur de la leptospirose.
Le ragondin, comme le rat et d'autres rongeurs, peut être un vecteur de la leptospirose. © Maxppp - Philippe TRIAS

Haute-Saône, France

Leptospirose, une maladie dont on n'entend pas le nom tous les jours et qui a pourtant affecté en 2017, 602 personnes en France métropolitaine (866 cas relevés outre-mer). Le 2 août, la préfecture de Haute-Saône a annoncé que trois jeunes gens avaient été infectés après s'être baignés dans une zone non contrôlée de la rivière l'Ognon, près de Pesme. Ce mardi, l'état des deux personnes encore hospitalisées évolue favorablement, mais le docteur Marc Di Palma, chargé de la veille et de la sécurité sanitaire à l'agence régionale de santé Bourgogne Franche-Comté appelle les estivants à prendre des précautions.

Protéger les blessures et les muqueuses

La leptospirose est appelée "maladie du rat" car elle est véhiculée par les déjections des rongeurs, des rats, mais aussi des ragondins, des mulots... dans les eaux stagnantes. La bactérie peut infecter l'homme à travers les muqueuses et de petites blessures sur la peau. Avant la baignade, il faut protéger ces plaies par des pansements imperméables et bien les désinfecter après. Le docteur Di Palma recommande de ne pas marcher pieds nus dans les eaux boueuses et troubles. Si l'on est habitué du canoé-kayak, porter une combinaison protectrice. 

Les baigneurs ne sont pas les seuls concernés. Certains métiers sont considérés comme étant à risque car elles exposent les professionnels aux eaux sales et boueuses : agriculteurs, éleveurs, égoutiers ou éboueurs

Une forte fièvre et des douleurs jusqu'à 20 jours après l'exposition

Les symptômes premiers de la leptospirose sont une forte fièvre, supérieure ou égale à 39 degrés, et des douleurs musculaires et articulaires. Ces symptômes ne sont pas immédiats, mais peuvent apparaître de deux à vingt jours après l'infection. Si l'on ressent ces phénomènes et que l'on s'est en effet baigné quelque temps auparavant dans une eau stagnante, il faut donc bien informer son médecin pour aider au diagnostic. Mais il existe aussi des formes asymptomatiques, c'est-à-dire sans signe apparent.

Dans certains cas, la maladie peut dégénérer vers des atteintes rénales, hépatiques, pulmonaires, voire cardiaques. 

Privilégier les baignades dans les eaux contrôlées et surveillées

La première protection reste de choisir la baignade dans les eaux contrôlées par l'agence régionale de santé, qui sont aussi des zones surveillées. 

La leptospirose est surveillée par le centre national de référence de l'Institut Pasteur. Santé Publique France relève depuis 2004 une augmentation du nombre de cas, qui touche d'autres pays européens. Parmi les explications avancées : le réchauffement climatique, l'augmentation de l'exposition à la maladie avec le développement des sports aquatiques, mais aussi un meilleur dépistage.

La leptospirose a des taux d’incidence nettement plus élevés dans les outre-mer qu’en France métropolitaine, "ce qui en fait un problème de santé publique important". Au niveau mondial, le nombre de cas annuel de leptospirose humaine est estimé à plus d’un million, avec une mortalité de 5 à 20%, estime l'Institut Pasteur (retrouvez ici le rapport d'activité 2018 du centre de référence sur la leptospirose).

Les conseils du docteur Di Rosa de l'ARS Bourgogne Franche-Comté.