Santé – Sciences

Les adolescents de l’Orne et du Calvados pas assez vaccinés

Par Didier Charpin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) mardi 19 septembre 2017 à 19:16

Pas assez de vaccination chez les ados
Pas assez de vaccination chez les ados

Selon "Santé Publique France", une agence du Ministère de la Santé, les jeunes du Calvados et de l’Orne ne sont pas assez protégés contre certaines maladies. Soit par ignorance soit par défiance. « Une erreur », selon le corps médical.

"Santé Publique France" a réalisé une étude ciblée sur deux départements : Orne et Calvados. Ces adolescents ont été sondés lors des Journée défense citoyennetés où ils étaient invités à venir muni de leur carnet de santé. Près de 900 jeunes ont participé à l’étude. Les résultats démontrent une seule très bonne couverture vaccinale : 99% avaient reçu les trois doses et les trois rappels DTP.

Un seul vaccin jugé essentiel

Le tétanos bien connu du grand public et sa vaccination est solidement entrée dans les mœurs. Mais il semble bien le seul : la couverture vaccinale tombe à 92 % pour la rougeole, 60 % pour la coqueluche, 37 % pour l'hépatite B et 22 % pour le vaccin contre le méningocoque C.

Le Professeur Renaud Verdon, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Caen, est étonné du faible taux de vaccination contre le méningocoque C « C’est vraiment surprenant alors que c’est une maladie qui fait peur dans l’imaginaire collectif. Il y a toujours quelques centaines de cas par an en France, et la méningite est mortelle pour 10 à 20 % des personnes touchées. C’est vraiment dommage de ne pas s’en protéger ! »

Perception nuancée

Au-delà de ses données brutes, l'étude a porté aussi sur la perception des vaccins. Et si 97 % des adolescents les estiment utiles pour se protéger, ils sont près de 20 % à ne pas savoir s’ils sont eux-mêmes à jour.

Toujours selon cette étude, en ressort que le sujet n’est pas toujours abordé dans les familles (64%) et encore moins par les médecins ou infirmières scolaires (28 %). C’est avec le médecin traitant (78 %) que la question de la vaccination est abordée. « Cette étude locale va nous permettre d’affiner les campagnes de préventions » se félicite le Professeur Verdon.