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Santé – Sciences

Les agents de régulation du SAMU de l'Hérault en grève illimitée

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Par , France Bleu Hérault

Depuis le 13 août, les agents de régulations de l'Hérault, qui réceptionnent les appels au 15, sont en grève illimitée. Ils réclament de toucher la "prime des urgences", négociée en juillet et dont ils sont privés.

Les régulateurs du SAMU de l'Hérault en grève au centre de Vailhauquès sont assignés au travail.
Les régulateurs du SAMU de l'Hérault en grève au centre de Vailhauquès sont assignés au travail. © Radio France - Marion Bargiacchi

Vailhauquès, France

Ils sont en grève illimitée depuis le 13 août. Quand vous appelez le 15, c'est sur eux que vous tombez : les agents régulateurs du SAMU de l'Hérault. Basés à Vailhauquès, ils sont 36 à travailler par roulement devant les écrans d'ordinateurs, micro-casque vissé sur la tête, car l'écoute est ouverte 24 heures sur 24. Des agents en première ligne du dispositif du SAMU, mais qui n'ont pas droit à la "prime des urgences", négociée en juillet pour endiguer un phénomène massif de grève dans les urgences.

92% des agents en grève

Malgré un taux de gréviste de 92%, pas une chaise vide sur la plateforme de traitement des appels, et pour cause : tous sont réquisitionnés. Des agents régulateurs payés environ 1.300 euros à l'embauche puis 2.300 euros en fin de carrière, mais rares sont ceux qui tiennent le coup toute une vie.  

Béatrice a 57 ans dont 39 d'ancienneté dans le métier. Trente-neuf ans de stress généré tous les jours et très peu de reconnaissance : "Tout appel décroché est un appel risqué. Tous. Il y a des gens qu'il faut calmer, des gens agressifs, des gens qui exagèrent leurs symptômes pour avoir un médecin ou les pompiers. Nous, on doit sentir par expérience et grâce à notre formation quels appels sont vraiment importants. C'est une responsabilité."

"Tout l'été, on les a eu les appels graves, les noyades, les gens qui sautent du pont du Diable et qui se fracassent. On les a eu et le stress, on le génère tous les jours. Cette prime, on la mérite !" - Béatrice, 39 ans d'ancienneté.

En début de carrière, un agent régulateur perçoit 1.300 euros en moyenne, 2.300 en fin de carrière et 10 euros de prime pour le travail de nuit. Alors autant dire que cette prime d'une centaine d'euros ne serait pas de refus, d'autant que la France ne compte "que 3.500 à 4.000 agents régulateurs", dixit Jean-François Marines, délégué Force Ouvrière : "la somme versée par l'État atteindrait donc 350.000 à 400.000 euros." Pas de quoi vider les caisses de l'État pour ce représentant du personnel.

Immersion sur le plateau de régulation du SAMU 34.

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