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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les Alpes-Maritimes se préparent à affronter d'éventuelles contaminations

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Azur, France Bleu

Le coronavirus a déjà tué cinq personnes en Lombardie (Italie), à 340 kilomètres de Nice. Trois patients azuréens examinés ce lundi se révèlent finalement négatifs au virus. Mais le risque sanitaire demeure. Le préfet des Alpes-Maritimes a tenu une réunion d'urgence lundi matin avec plusieurs élus.

Réunion de crise à la préfecture lundi matin. De gauche à droite, Alexandre Romain (délégué départemental ARS), Bernard Gonzalez (préfet des Alpes-Maritimes), Jean-Gabriel Delacroix (directeur de cabinet du préfet)
Réunion de crise à la préfecture lundi matin. De gauche à droite, Alexandre Romain (délégué départemental ARS), Bernard Gonzalez (préfet des Alpes-Maritimes), Jean-Gabriel Delacroix (directeur de cabinet du préfet) © Radio France - Pauline Renoir

Les tests effectués sur trois Azuréens se sont finalement révélés négatifs ce lundi matin. L'un d'eux revenait du nord de l'Italie, où cinq personnes sont mortes et plus de 200 personnes sont à ce jour contaminées, et présentait des symptômes du nouveau coronavirus Covid-19. 

Dès à présent, le CHU de Nice peut réaliser ses propres diagnostics et lever les doutes sur des patients. Avant, seul l'hôpital de Marseille pouvait analyser des échantillons. C'est une des mesures décidées ce lundi en réunion de crise à la préfecture des Alpes-Maritimes pour affronter l'arrivée éventuelle du coronavirus sur le sol azuréen.

Unités spéciales et tests au CHU de Nice 

"Nous nous organisons pour faire face à une éventuelle crise sanitaire." Le préfet des Alpes-Maritimes ouvre la réunion sans détour, mais nuance : "Il ne faut pas tomber dans l'angoisse." 

À ses côtés, Alexandre Romain, délégué de l'Agence régionale de santé (ARS). Tous deux détaillent le dispositif sanitaire mis en place dans le département : 

  • Réalisation des diagnostics avec tests, prélèvements, échantillonnage et analyse directement au CHU de Nice. 
  • Un infectiologue en lien avec le Samu des Alpes-Maritimes 24 heures sur 24. Les éventuels patients contaminés seront pris en charge à l'hôpital l'Archet. 
  • Création d'un accueil de "seconde ligne" dans les hôpitaux aux alentours de Nice. Cela concerne les établissements qui ont un infectiologue, des chambres isolées, des équipements et du matériel de protection. 
  • Sensibilisation auprès de tous les médecins libéraux du département.
  • Création d'un numéro vert, le 0800.130. 000. Si vous avez des symptômes, ne vous rendez pas aux urgences ou chez votre médecin, mais appelez ce numéro pour éviter tout risque de contamination de votre entourage. 

Pas de contrôle renforcé à la frontière avec l'Italie

La réunion d'urgence s'est tenue ce lundi matin en présence du préfet, de l'ARS et de plusieurs élus : Christian Estrosi, Eric Ciotti et Jean-Claude Guibal, le maire de Menton. Ces deux derniers plaident pour un renforcement des contrôles à la frontière avec l'Italie. Il n'en n'est pas question pour le moment car les points d'entrée sont trop nombreux (terrestre, maritime, aéroportuaire, ferroviaire). Sans compter les échanges quotidiens entre la France et l'Italie dus aux travailleurs frontaliers.

"Les frontières sont nombreuses dans notre département. Imaginez un système de contrôle total... Isoler le département est trop complexe." (Bernard Gonzalez, préfet des Alpes-Maritimes) 

En revanche, il n'est pas exclu de créer une campagne de communication avec des messages visuels à la frontière ou des distributions de flyers. "Les contrôles peuvent évoluer vers de la sensibilisation, des déclarations des voyageurs pendant lesquelles ils diraient d'ou ils viennent et comment ils se sentent", détaille Bernard Gonzalez. 

"L'État n'est pas à la hauteur." (Eric Ciotti)

À ces annonces, le député de Nice Eric Ciotti répond que "l'État n'a pas suffisamment anticipé la menace du virus" et se dit inquiet. "On a vu que l'Italie a été submergée, pas préparée en pensant que ça ne pouvait pas arriver chez elle", dit-il.  

Enfin, selon la préfecture il n'est pas question pour l'instant d'annuler le carnaval de Nice, la Fête du citron de Menton ou les salons qui se tiennent actuellement à Cannes.

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