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Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

Les attentes du personnel du centre hospitalier de Morteau sur la fin de vie

lundi 6 mars 2017 à 4:00 Par Dimitri Imbert, France Bleu Besançon

Sur la fin de vie, la France a déjà beaucoup légiféré : la loi Claeys Leonetti est la troisième en dix ans. Pourtant, pour beaucoup de personnels soignants, comme à Morteau, cette loi est encore floue et manque surtout d'explications en amont pour les familles.

Le centre hospitalier de Morteau compte quatre lits en soins palliatifs. l'établissement accueille environ une soixantaine de patients en fin de vie chaque année.
Le centre hospitalier de Morteau compte quatre lits en soins palliatifs. l'établissement accueille environ une soixantaine de patients en fin de vie chaque année. © Maxppp - Julio Pelaez

Morteau, France

Comment améliorer la fin de vie des personnes âgées ? Au centre hospitalier de Morteau, les personnels concertés assurent qu'ils seront attentifs aux propositions des candidats et ils savent bien ce qu'ils attendent du futur président. Premier point, ne pas diminuer davantage les effectifs dans la fonction publique hospitalière : "On les a déjà restreints, mais on continue aujourd'hui à assurer des soins de qualités, assure Laetitia Receveur, cadre de santé à l'hôpital. Je demanderai plus une garantie sur l'existant."

Un manque de formation sur la question des directives anticipées

Mais ce n'est pas l'essentiel : cadres comme infirmières réclament d'abord davantage de formation sur la question des directives anticipées, ces consignes qui doivent guider le personnel soignant sur la fin de vie. "Est-ce que je veux de l'oxygène ou pas, être transféré ou non dans un centre de réanimation, détaille Hugoline Perrot, infirmière au service Soins de suite et médecine et titulaire d'un DUT sur la fin de vie. Car le problème, c'est que ces directives sont très peu rédigées. Le personnel soignant manque de formation pour aider les patients à les rédiger, mais aussi parce qu'elles sont peu connues du grand public."

LIRE AUSSI : "Aider les personnes en soins palliatifs, avant de légiférer sur le suicide assisté"

"Ces directives anticipées, ce sont les souhaits du patient lorsqu'il n'aura plus forcément la possibilité de s'exprimer, de donner son avis dans une situation délicate. C'est bien sur le papier, mais il faudrait que le travail soit fait en amont par les médecins avant le placement", renchérit Vanessa Steyer, infirmière en EHPAD au Centre hospitalier de Morteau. "Souvent c'est trop tard, et quand il faut hospitaliser en urgence, on ne les connaît pas. On consulte les familles, bien sûr mais c'est problématique car elles ne savent pas forcément quels sont les réels souhaits du patient."

Le droit de ne pas souffrir en fin de vie", Jean Léonetti en visite à Vesoul

Jean Leonetti, l’ancien ministre auteur de la loi qui porte son nom était mardi 28 février à Vesoul pour animer une conférence sur la fin de vie. 600 personnes se sont déplacées salle Parisot pour venir l’écouter. S’il reconnait qu’une loi peut toujours être améliorée, le plus important est de faire connaitre ces nouvelle dispositions au public : "Il faut dire à l'ensemble de nos concitoyens qu'ils ont des droits, a réaffirmé Jean Leonetti. Ils ont le droit de ne pas souffrir en fin de vie, et de ne pas être prolongé au delà de ce qu'ils jugent nécessaires."

LIRE AUSSI : lancement d'une campagne d'information sur la fin de vie

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