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Santé – Sciences

Valence : les cabines de bronzage UV en sursis

mercredi 10 octobre 2018 à 20:55 Par Adrien Serrière, France Bleu Drôme Ardèche

L'agence nationale de sécurité sanitaire demande au gouvernement d'interdire les UV artificiels. Dans un rapport, elle dénonce, chiffres à l'appui, les dangers des cabines de bronzage. La réglementation s'est déjà durcie et des instituts de Valence envisagent d'arrêter les UV.

Les rayons UV seraient responsables de 380 mélanomes chaque année selon l'agence nationale de sécurité sanitaire.
Les rayons UV seraient responsables de 380 mélanomes chaque année selon l'agence nationale de sécurité sanitaire. © Maxppp -

Valence, France

Les cabines de bronzage artificielles vont-elle disparaître ? C'est ce que souhaite l'agence nationale de sécurité sanitaire. Dans un rapport, elle demande au gouvernement de les interdire, chiffres à l'appui. D'après le rapport, une seule exposition aux UV artificiels avant 35 ans augmenterait le risque de cancer de la peau de 59 % et les cabines de bronzage seraient responsable de 380 mélanomes par an, un des cancers de la peau les plus agressifs.

Une réglementation de plus en plus contraignante

Ces dernières années, le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures pour réduire les dangers des cabines de bronzage : plus de contrôles, l'obligation pour les esthéticiennes de faire de nouvelles formations payantes, l'interdiction de proposer des forfaits à la clientèle et de faire de la publicité autour des UV

«Je pense que le but est de nous faire arrêter complétement», analyse Emmanuelle, responsable de l'institut Jardin des sens, à Valence. L'esthéticienne envisage donc de cesser de proposer des séances d'UV. «Tous les deux ou trois ans, une nouvelle loi sort», renchérit Tatiana, gérante de l'institut Kalinka, également à Valence. Elle aussi pense à abandonner cette activité puisque «de toute façon, il faudra arrêter un jour»

Les UV comme la cigarette ?

Emmanuelle comme Tatiana mesurent les dangers que représentent les UV artificiels mais affirment informer leurs clientèles et les raisonner lorsqu'il le faut. C'est pourquoi Emmanuelle, de l'institut Jardin des sens, regrette qu'on se dirige vers une interdiction ferme : «Pourquoi on ne laisserait pas choisir les gens ? Ça relève de la responsabilité de chacun, un peu comme la cigarette. Pourquoi on n'interdirait pas la cigarette dans ce cas ?»

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