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Santé - Sciences

"Gaz hilarant" : les cas graves liés à la consommation de protoxyde d'azote se multiplient dans le Nord

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Par , France Bleu Nord, France Bleu, France Bleu Picardie

Le protoxyde d'azote inquiète de plus en plus les autorités. Ce jeudi, la rapporteure d'une proposition de loi à l'initiative de sénateurs du Nord, était en visite dans la métropole lilloise, pour faire le point sur la situation. Dans les Hauts-de-France, cinq nouveaux cas suspects sont examinés.

Une proposition de loi interdisant la vente de protoxyde d'azote aux mineurs sera examinée le 11 décembre. Des sénateurs ont rencontré des médecins spécialisés ce jeudi à Lille.
Une proposition de loi interdisant la vente de protoxyde d'azote aux mineurs sera examinée le 11 décembre. Des sénateurs ont rencontré des médecins spécialisés ce jeudi à Lille. © Radio France - Cécile Bidault

Hauts-de-France, France

Cinq nouveaux consommateurs de protoxyde d'azote dans les Hauts-de-France souffriraient d'atteintes neurologiques graves. S'ils étaient confirmés, cela porterait à 13 le nombre de cas dans la région. Le protoxyde d'azote, c'est un gaz contenu dans des petites capsules métalliques, qui sert soit en milieu hospitalier, soit en cuisine, pour recharger les appareils à chantilly.

Mais son usage est détourné : de plus en plus de jeunes l'inhalent via un ballon de baudruche, car ce gaz est aussi appelé gaz hilarant. Cela n'a en fait rien de drôle : certains deviennent totalement dépendants, et le protoxyde d'azote peut atteindre la moelle épinière.

Les symptômes : engourdissement, troubles de la marche

Pour les huit premières victimes, il est avéré que la consommation de protoxyde d'azote est en cause, les cinq autres sont en cours d'analyse, mais les symptômes sont identiques : fourmillement dans les mains, les pieds, problèmes d'équilibre, difficultés à se déplacer et à saisir des objets. Cette atteinte de la moelle épinière nécessite hospitalisation puis rééducation, mais parfois les séquelles sont irréversibles. "On s'inquiète de la situation sanitaire, du fait de ces complications qui sont en train d'émerger", reconnaît Sylvie Deheul, médecin au centre d'addictovigilance des Hauts-de-France, "on a un certain nombre de remontées de cas, mais on est sans doute encore loin de la réalité".

ECOUTEZ : Sylvie Deheul, médecin au centre d'addictovigilance des Hauts-de-France.

Jusqu'à 300 capsules par jour

Les personnes concernées inhalaient de 30 à 300 capsules par jour, mais cela ne veut pas dire qu'une une consommation modérée n'est pas dangereuse : "actuellement, on ne sait pas quelle est la consommation minimale qui va entraîner ces complications. Le fait que ce soit présent dans de petites capsules, vendues sans réglementation, peut, à tort, amener à penser que c'est un produit anodin".

Proposition de loi examinée au Sénat

C'est pourquoi une vingtaine de maires de la région ont pris des arrêtés, et que, pour aller plus loin, les sénateurs examineront une proposition de loi le 11 décembre 2019. Objectif : interdire la vente de protoxyde d'azote aux mineurs. Valérie Létard, sénatrice du Nord, à l'origine de ce combat, qui avait tendance à être pris à la légère par les politiques au départ, constate aujourd'hui "une prise de conscience. Ce phénomène peut être une véritable bombe à retardement. Ces capsules ne sont pas chères, accessibles car tout à fait légales. Tout ça justifie vraiment que plus de 90 sénateurs aient cosigné cette proposition de loi".

L'idée serait également d'apposer un pictogramme sur ces capsules, pour mettre en garde ceux qui voudraient détourner l'usage du protoxyde d'azote.

ECOUTEZ : des sénateurs veulent interdire la vente de protoxyde d'azote aux mineurs

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